L'Étoile - Édition du 26 septembre 2008
« On a le pied sur le seuil de la porte » –
Normand Ménard
par
Isabelle Lord

La réouverture du canal de
Soulanges aurait un formidable impact touristique et économique
dans la région. (Photo Daniel Cuillerier)
|
Bien
que le feu vert n’ait pas été donné
pour la réouverture du canal de Soulanges, des élus
demeurent confiants de voir le projet se concrétiser,
après l’annonce d’un investissement potentiel
de 3 M$.
Rappelons
que mardi dernier, devant le petit pouvoir des Cèdres,
la députée Lucie Charlebois a annoncé la
participation du gouvernement du Québec à un projet
d’investissement de 3 M$ dans l’espoir de rouvrir
le canal de Soulanges. Pour sa part, Michael Fortier, candidat
conservateur dans Vaudreuil-Soulanges, a promis de verser 1,5
M$ dans le projet s’il est élu le 14 octobre prochain.
Préfet
de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de Saint-Polycarpe,
Normand Ménard, demeure positif et croit à la
réouverture du canal. « Maintenant, il faut que
ça débloque, assure-t-il. Ce projet d’investissement
est un bon début. Bien sûr, ce ne sont pas les
plans et devis pour la réouverture, mais ce qui est intéressant,
c’est que les deux paliers des gouvernement, le provincial
et le fédéral seront impliqués. Le but
premier sera donc de préparer un plan pour des investissements
privés. Je crois qu’il s’agit d’une
bonne initiative et d’un pas pour aller de l’avant.
»
Et en ce qui concerne la promesse de Michael Fortier, M. Ménard
croit que l’engagement fédéral de verser
1,5 M$ dans le projet sera respecté, que M. Fortier soit
élu ou non.
Nomination
d’un coordonnateur
Le gouvernement du Québec prévoit donc participer
financièrement à la réalisation du projet,
qui, sous forme de plan, sera développé et évalué
sur une période allant de 12 à 18 mois. Un coordonnateur
sera nommé par le ministère du Tourisme et aura
pour mandat d’entreprendre, à temps plein, des
discussions avec le gouvernement fédéral en ce
qui concerne le financement du projet de réouverture
du canal. Il supervisera également les interventions
des ministères partenaires dans le projet et assurera
la mise à jour des coûts liés à la
concrétisation de celui-ci. Il devra aussi voir à
la réalisation des études d’impacts environnementaux
et à l’embauche d’une firme de prospection
d’investisseurs internationaux.
De
plus, le gouvernement du Québec signera un protocole
d’entente avec la Régie intermunicipale du canal
de Soulanges afin de bénéficier de son expertise
dans tout le processus de réouverture du canal. Soulignons
que la Régie a déjà fourni au gouvernement
les études, plans et soumissions afin qu’il puisse
prendre une décision à ce sujet.
Le
président de la Régie et maire de Coteau-du-Lac,
Robert Sauvé, aurait souhaité entendre l’annonce
officielle de l’ouverture complète du canal; il
estime néanmoins que l’annonce du projet d’investissement
est une bonne nouvelle en soi. « Nous comprenons très
bien le fait que ce soit un dossier majeur qui implique beaucoup
d’investissements. Les deux paliers gouvernementaux prennent
une décision sage et prudente. Il reste à voir
comment on va procéder. Je crois que nous sommes dans
la bonne direction », confie-t-il.
Un
impact touristique et économique de taille
Estimé
à 160 M$, le projet de réouverture du canal impliquerait
la construction de sept ponts routiers mobiles, la réfection
de cinq écluses et des ouvrages de régulation
des eaux, des travaux de consolidation des berges et des murs
du canal, des aménagements routiers et l’ajout
d’infrastructures municipales et de services publics.
Assurément,
la réouverture du canal de Soulanges aurait un formidable
impact touristique et économique dans la région.
« On a le pied sur le seuil de la porte, conclut Normand
Ménard. Elle est entrouverte. Il faut éviter qu’elle
ne se referme…»
L'Étoile
- Édition du 24 septembre 2008
Le projet du canal de Soulanges réétudié
par
Isabelle Lord
LES
CÈDRES-Au moment d’aller sous presse, L’Étoile
apprenait que le gouvernement du Québec entend participer
à un projet d’investissement de 3 M$ : il injectera
1 500 000 $, dans la possible réouverture du canal de
Soulanges.
En
effet, c’est ce qu’a annoncé hier matin en
conférence de presse la députée de Soulanges,
Lucie Charlebois, au nom du ministre du Tourisme et ministre
du Développement économique, de l’Innovation
et de l’Exportation, Raymond Bachand, en compagnie du
ministre du Commerce international du Canada et ministre responsable
de la grande région de Montréal, Michael Fortier.
Ce projet d’investissement consiste en fait, au dire de
M. Fortier, en un « plan d’affaires » qui
pourrait s’étendre sur une période allant
de 12 à 18 mois.
La
moitié de ce projet de 3 M$ sera donc assumée
par le gouvernement provincial. Pour sa part, Michael Fortier
a annoncé que, s’il était élu à
titre de député du Parti conservateur dans Vaudreuil-Soulanges
aux élections du 14 octobre, il livrerait « l’autre
moitié de cet investissement de 3 M$ ». Il s’agirait
donc d’un partenariat provincial-fédéral.
Selon Mme Charlebois, ce plan d’affaires permettra de
« faire le point et de bien évaluer, entre autres,
les impacts et les coûts réels du projet de réouverture
». À cet effet, l’on procédera à
la nomination d’un coordonnateur qui sera sous la responsabilité
du ministère du Tourisme et qui sera mandaté à
plein temps pour entreprendre des pourparlers avec le gouvernement
fédéral. « L’annonce d’aujourd’hui
est un pas déterminant dans la réouverture du
canal de Soulanges », a tenu à souligner Mme Charlebois.
« Les premières études nous obligent à
réviser le projet, et le gouvernement n’entend
pas baisser les bras malgré ce réalignement. »
(Suivez le dossier samedi dans le journal Première Édition).
Le
Journal Saint-François - 24 septembre 2008
Réouverture
du canal de Soulanges
Québec investit 1,5 millions $ et Michael Fortier en
promet autant
Anik
De Repentigny

Hier (mardi) matin, devant le petit
pouvoir des Cèdres, le candidat conservateur Michael
Fortier s'est engagé à faire débloquer
une somme de 1,5 million $ pour le projet de réouverture
du canal de Soulanges. Ce montant serait l'équivalent
de la contribution financière annoncée par
la députée de Soulanges, Lucie Charlebois,
au nom du gouvernement provincial.
|
Hier
(mardi) matin, la députée Lucie Charlebois a annoncé
la participation du gouvernement du Québec à un
projet d'investissement potentiel de 3 millions $ dans l'espoir
de rouvrir éventuellement le canal de Soulanges.
C'est
au nom du ministre du Tourisme, du Développement économique,
de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand que la
députée de Soulanges a dévoilé les
détails entourant la contribution financière du
gouvernement provincial, qui se chiffrera à 1,5 millions
$.
Le
ministre du Commerce international du Canada et ministre responsable
de la grande région de Montréal, Michael Fortier,
était présent à la conférence de
presse qui se déroulait au petit pouvoir des Cèdres
sur les rives du canal de Soulanges. Le candidat conservateur
dans le comté de Vaudreuil-Soulanges a donné son
appui aux démarches entreprises par le gouvernement du
Québec dans le dossier de la réouverture du Canal
de Soulanges. Il a d'ailleurs profité de l'occasion pour
s'engager à ce qu'Ottawa verse 1,5 million $ dans le
projet s'il est élu le 14 octobre.
Embauche
d'un coordonnateur
Du côté de Québec, la mise de fonds de 1,5
million $ permettra notamment à l'embauche d'un coordonnateur,
nommé par le ministère du Tourisme, qui aura comme
mandat d'entreprendre à temps plein des discussions avec
le gouvernement fédéral concernant le financement
du projet de réouverture du Canal de Soulanges.
Le
coordonnateur devra aussi superviser les interventions des ministères
et assurer la mise à jour des coûts détaillés
pour la concrétisation du projet. L'argent investi par
le gouvernement du Québec servira également à
poursuivre ce qui a déjà été amorcé,
soit les études et la mise à jour des coûts
reliés à la construction. Le coordonnateur s'occupera
des études d'impacts environnementales qui seront réalisées.
De plus, il engagera et supervisera les travaux d'une firme
spécialisée de prospection d'investisseurs internationaux.
Des négociations devront être entamées avec
le gouvernement fédéral afin d'aborder les questions
financières liées au projet, ce qui n'avait pas
encore été fait.
Pour
la députée Charlebois, cette annonce est une nouvelle
étape qui permet de s'approcher encore un peu plus de
la réalisation du projet de réouverture de l'ancienne
voie navigable. «Comme vous le savez, depuis plusieurs
mois, j'intensifie mes actions pour la réouverture du
canal de Soulanges. Un tel projet permettrait de mettre en valeur
le patrimoine nautique de la région et de miser à
nouveau sur une infrastructure qui fait la fierté des
gens d'ici, en plus de devenir un moteur de développement
économique pour la région» a indiqué
la députée de Soulanges.
Avec
les nouvelles actions qui seront entreprises sous peu (permanent
affecté au dossier, mettre davantage à contribution
la Régie intermunicipale et mobilisation du secteur privé),
Mme Charlebois, comme tous ceux qui rêvent de la réouverture
du Canal de Soulanges, estime que les chances de voir le projet
se concrétiser sont augmentées.
Selon les derniers chiffres, la réouverture
du Canal de Soulanges est un projet évalué à
160 millions $ qui impliquerait la construction de sept ponts
routiers, la réfection de cinq écluses, des ouvrages
de régulation des eaux, des travaux de consolidation
des berges, des aménagements routiers et l'ajout d'infrastructures
municipales.
Il
sans dire que la réouverture du Canal de Soulanges serait
un levier économique important pour la région.
L'Étoile
- Édition du 08 avril 2008
Venu rencontrer la Régie intermunicipale
Raymond Bachand travaille pour la réouverture du canal
Marie-Jacinthe
Roberge
Vendredi
dernier, une importante séance de travail avec les membres
de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges a eu
lieu. Les derniers éléments du dossier seront
bientôt ficelés.
Lors
de cette rencontre, Raymond Bouchard, ministre du Développement
économique, de l'Innovation et de l'Exportation et ministre
du Tourisme, accompagné de la députée de
Soulanges et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois,
ont rencontré les membres de la région afin de
faire le point sur l'état d'avancement de la réouverture
du canal de Soulanges. Robert Sauvé, président
de la Régie et maire de Coteau-du-Lac, Réal Boisvert,
maire des Coteaux, Géraldine Quesnel, mairesse des Cèdres,
et Normand Ménard, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges,
étaient présent.
Bien
ficeler le dossier
À
la lumière des discussions avec le ministre Bachand,
il a été établi que certains éléments
du dossier méritaient encore éclaircissement avant
le dépôt d’une demande formelle au Conseil
du trésor et au Conseil des ministres. « L'engagement
du gouvernement du Québec se fera sur la base d'un projet
ficelé avec rigueur dans les moindres détails
», a indiqué Lucie Charlebois, consciente de devoir
présenter un dossier parfaitement étoffé.
Parmi les éléments qui auraient encore besoin
de réponses, elle mentionne notamment la gestion des
appels de propositions publics destinés aux entrepreneurs
privés, le mode de gestion de la Régie et le processus
de transfert des terrains.
Nouvel
appui à la Régie
Afin
de préciser ces éléments manquants, il
a été décidé à cette rencontre
qu’une somme de 80 000 $ sera allouée à
la Régie intermunicipale du canal de Soulanges pour la
poursuite du dossier. Le financement de la Régie, devant
prendre fin le 31 mars, est donc reconduit jusqu’en juin.
« Il s'agit là d'une excellente nouvelle. Cela
nous permettra de préciser certains éléments
afin d’obtenir une prise de décision favorable
de la part du gouvernement », a souligné avec enthousiasme
Robert Sauvé. « Le ministre Bachand est un homme
de grande rigueur. Comme il est convaincu du dossier, il veut
s’assurer de ne rien oublier », de préciser
Lucie Charlebois.
Attentes
face au fédéral
Par
ailleurs, les attentes du gouvernement provincial face au fédéral
demeurent les mêmes. « Lorsque Québec ira
de l'avant, il ira pour l'ensemble de sa contribution dans le
projet et certainement qu’il aimera compter sur la contribution
du gouvernement fédéral », de réitérer
Raymond Bachand. Par contre, Québec n’attendra
pas Ottawa pour bouger. « Nous devons déclencher
le processus et nous serons proactifs », a dit Lucie Charlebois,
qui n’a eu aucune nouvelle de Michael M Fortier concernant
ce dossier au cours des derniers mois, mais qui ne s’en
inquiète pas outre mesure. « Je suis convaincue
que le fédéral emboîtera le pas, parce que
les gagnants attirent les gagnants », a-t-elle exprimé,
convaincue.
Rencontre
fructueuse
La
députée est ressortie de cette rencontre intimement
convaincue de l’appui indéfectible du ministre
au dossier de réouverture du canal et avec l’impression
qu’on a jamais été aussi près du
but. Le ministre semble en effet enthousiaste. « En plus
d'être un projet structurant pour l'économie de
la région, il s'agit d'un chantier majeur de développement
de l'offre touristique pour le Québec. Je ferai équipe
avec vous pour qu'il devienne réalité »,
a-t-il conclu.
L'Étoile
- Édition du 05 mars 2008
L’heure des bilans pour le canal de Soulanges
Dans l’attente d’une décision gouvernementale
Marie-Jacinthe
Roberge

Construit à la fin du XIXe
siècle, le canal de Soulanges a été
fermé à la navigation en 1959. Transféré
à Québec en 1964, il serait le seul canal
de tout le Canada qui ne soit pas fédéral.
(Photothèque)
|
Alors
que la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, ayant
fourni toutes les études et réponses nécessaires
aux décideurs, arrive à la fin de son mandat,
quels éléments pèseront dans la balance
pour qu’enfin les autorités donnent une réponse
formelle au projet?
Albert
Daoust, directeur de la Régie intermunicipale du canal
de Soulanges, et Robert Sauvé, président de la
Régie, affirment ne jamais s’être rendus
aussi loin dans le processus politique. Quels facteurs déterminants
jouent en faveur du projet et quels autres peuvent nuire à
son avancement?
Réponses
claires
D’entrée
de jeu, Albert Daoust et Robert Sauvé s’entendent
pour dire que le travail accompli par leur organisation pèsera
fort dans la balance. La Régie a maintenant terminé
de fournir les études, plans et soumissions que le gouvernement
attendait pour prendre une décision. Un travail colossal
qu’ils disent avoir accompli de façon purement
apolitique. « Tous les professionnels, ministères
et politiciens sont rassurés et impressionnés
du travail qui a été accompli jusqu’à
maintenant, explique Albert Daoust, parce que toutes nos démarches
ont été appuyées par des sommités
dans leur domaine et parce que toutes les études ont
été faites de façon neutre », signale-t-il.
Appui
régional
Par ailleurs, Robert Sauvé et Albert Daoust affirment
que l’appui des gens de la région au projet lui
donne beaucoup de poids. « Nous avons le crédit
d’avoir pu créer une synergie avec le milieu et
les élus », argumente monsieur Sauvé. La
députée Lucie Charlebois est aussi de cet avis.
« Le projet est unanime dans Vaudreuil-Soulanges. Les
23 maires ont signé une résolution d’appui
au projet, les gens d’affaires sont en sa faveur et la
majorité des citoyens en veulent aussi », résume-t-elle,
convaincue elle aussi qu’il s’agit d’un atout
majeur à sa réalisation. « Le canal a longtemps
été un moteur économique pour Soulanges,
et on veut qu’il le redevienne », exprime celle
qui dit rencontrer de plus en plus d’insistance de la
population pour la réouverture du canal.
Nature
du projet
Par
ailleurs, selon messieurs Daoust et Sauvé, la nature
même du projet joue en sa faveur. « L’humain,
partout sur la planète, a toujours été
attiré par les rives », explique Albert Daoust.
Selon eux, le projet attirerait bon nombre de touristes, venus
de partout. « C’est un dossier suprarégional,
porteur et structurant pour toute l’économie »,
insiste Albert Daoust. Même d’un point de vue strictement
axé sur le nautisme, il croit le projet déterminant.
« La réouverture du canal désenclaverait
les écluses de Beauharnois, qui freinent actuellement
le développement du tourisme nautique au Québec
», explique le directeur de la Régie, convaincu
que le canal bénéficierait de la clientèle
de l’Ontario et du nord-est des États-Unis. Ainsi,
à bien des égards, le projet a une envergure touristique
qui dépasse largement nos frontières.
Question
d’investissement
D’autre
part, le directeur de la Régie et son président
sont aussi convaincus que le retour sur l’investissement
du gouvernement justifie à lui seul qu’on injecte
des fonds dans le projet. « En fait, la réouverture
du canal de Soulanges, au coût estimé de 160 M$,
générerait des retombées partout au Québec.
Il y a un potentiel de 400 à 500 M$ d’investissements
en rives du privé si le canal est rouvert », spécifie
Albert Daoust, qui croit qu’il s’agit d’un
puissant levier pour l’économie. « En plus,
contrairement aux usines et aux multinationales, le canal ne
pourra jamais déménager à l’étranger,
et c’est là un élément important
pour le gouvernement », explique-t-il. Par ailleurs, Robert
Sauvé rappelle que le gouvernement doit investir dans
le canal, de toute façon. « Les autorités
ne peuvent laisser aller les structures et savent déjà
que des travaux sont à faire sur le canal pour en maintenir
la sécurité », rajoute-t-il.
Économie
locale
Par contre, les deux hommes savent aussi que certains
éléments jouent en défaveur du projet.
« Notre faible taux de chômage est ce qui nuit le
plus à l’avancement du projet, concède Robert
Sauvé. On n’est pas une région où
on a besoin de créer des emplois. En plus, le développement
du canal accélérerait peut-être l’exode
des régions, parce qu’on attirerait ici des jeunes
qui viennent d’ailleurs », dit-il. Effectivement,
Vaudreuil-Soulanges fait déjà face à une
pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs.
Aussi, la pression subie par les ressources publiques dans la
MRC est déjà forte. Problèmes en infrastructures
routières, pénurie de places en garderie et manque
de ressources en santé ne sont que quelques exemples.
Peut-être le Conseil des ministres voudra-t-il effectivement
investir l’argent public dans une région où
l’économie bat de l’aile plus qu’ici…
«
Par contre, défend Albert Daoust, Beauharnois-Salaberry
a un grand bassin d’employés non spécialisés
et un fort taux de chômage, ce qui peut fortement jouer
dans la balance », dit-il.
Sphère
politique
Actuellement,
le dossier du canal de Soulanges est étudié de
près au comité des projets prioritaires du gouvernement,
au même titre que celui de Port Saguenay, qui pourrait
accueillir des croisières internationales. Tous attendent
avec impatience une réponse du gouvernement. «
Le moment est venu de décider », affirme Lucie
Charlebois. Bien qu’on ne sache pas concrètement
ce qui se trame actuellement dans les coulisses du pouvoir,
la députée confirme que le projet suscite beaucoup
d’intérêt à Québec.
Gazette
- Wednesday, Marsh 5, 2008
Canal plan pending: Fortier
by
Nick Mayes

Régie
du Canal Director General Albert Daoust Jr. demonstrates
the feasibility of reopening the 23 km waterway.
|
Quebec
and Ottawa are working on a proposal to reopen the Soulanges
Canal, Federal Public Works Minister Michel Fortier has confirmed.
Fortier,
the Conservative candidate in Vaudreuil-Soulanges riding, said
last week Quebec Economic Development Minister Raymond Bachand
has been asked by Premier Jean Charest to study a proposal to
reopen the historic 23-kilometre waterway to pleasure boaters.
"Mr. Bachand has been asked by the premier to look into
this," Fortier told the Hudson/St. Lazare Gazette
Thursday. "I saw Mr. Bachand last week and it is my understanding
that he will table with me and our government, a formal proposal."
Any decision to reopen the Soulanges Canal to pleasure boating
is Quebec's, Fortier stressed. "It's not our canal, it's
theirs," he said. "This thing was transferred to the
province more than 40 years ago."
That said, the Conservative government is ready to consider
any proposal to reopen the 110-year-old waterway once Quebec
gives its blessing, Fortier said. "Right now it belongs
to them but if they have views on governance, views on finance
we'll consider them.
"I'm still looking for a proposal from the government of
Quebec on this, a specific proposal," he added. "They
need to tell us how they want to do this in a formal way and
then we'll consider it."
Fortier acknowledged the fact that the project would represent
a huge economic advantage for the region. The 15-year-old proposal,
spearheaded by the Régie du Canal, has the support of
two levels of regional government and tourism and business associations.
Plans call for the waterway to be turned into a pleasure boating
mecca on the St. Lawrence, with the creation of docks, basins,
boardwalks, refurbished locks and a virtual marine paradise
to draw in pleasure boaters from the Eastern Seaboard and every
population centre that can be reached via North American waterways.
Speaking on last week's federal budget, Fortier said his government's
proposal to make the $2 billion gas tax payout to municipalities
permanent will have enormous long-term consequences for Vaudreuil-Soulanges
riding.
"It allows towns like Hudson to plan years ahead,"
Fortier explained. "They could perhaps even borrow based
on the income flow coming. It opens up a lot of options to them
that weren't there previously and this money will be there at
the same time every year.
"Ask the mayors, this is significant. It means constructing
roads, maintaining and building all sorts of other infrastructure
like water and sewage treatment plants and that sort of [project].
Fortier credited the last two Harper Conservative budgets for
enabling the two Vaudreuil-Soulanges detachments to hire eight
new Sûreté du Québec police officers and
said the $400 million Police Recruiting Trust Fund will provide
for the means to hire up to 2,500 more police officers across
Canada.
"There's going to be money flowing into Quebec because
of this money, it's allocated pro-rata and it's a significant
amount of money for Quebec and I'm hoping that it will help
add even more bodies in Vaudreuil, " Fortier added.
Première
Édition - Édition du 23 février 2008
Les finances du canal de Soulanges
Fin du processus de planification de
réouverture
Marie-Jacinthe
Roberge
Combien
d’argent ont coûté la Régie intermunicipale
du canal de Soulanges et les études, combien coûteraient
les travaux de réouverture et combien d’argent
le privé pourrait investir? Un vaste projet récréotouristique
tout en chiffres…
Après
des années de démarches entreprises par le milieu,
par la Régie et de nombreuses études, les gens
sont curieux de savoir combien a coûté le projet
de réouverture du canal de Soulanges jusqu’à
maintenant et quelles retombées il pourrait générer
dans la région. Albert Daoust, directeur général
de la Régie, et Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac
et président de la Régie, résument la situation.
Coûts
de la Régie, des études
Albert
Daoust relate que la totalité des coûts de fonctionnement
de la Régie et des études s’élève
à 8 M$ depuis le début. « La Régie
est financée à 70 % par le gouvernement »,
explique-t-il. Le reste des frais relatifs à la Régie
est assumé par le milieu, principalement les municipalités
concernées par le canal, à savoir Pointe-des-Cascades,
Les Cèdres, Coteau-du-Lac et Les Cèdres. Les 8
M$ investis auraient servi à financer les activités
de la Régie, qui au plus fort du projet embauchait plusieurs
personnes. Ils auraient également servi à couvrir
les frais liés aux activités de démarchage
international et à financer toutes les études
techniques, environnementales et socioéconomiques. Le
poste budgétaire à l’évidence le
plus coûteux. Albert Daoust affirme qu’en moyenne
la Régie coûte 3500 $ par semaine. Même en
considérant entre 10 et 12 ans d’existence pour
la Régie, on constate rapidement que les études
ont gobé une grande quantité de fonds.
Coûts
de réouverture
Selon
Robert Sauvé, les coûts de la réouverture
du canal de Soulanges sont actuellement estimés à
160 M$. « Ce montant couvre les coûts de la réouverture
de la voie navigable, de ses infrastructures seulement. Ils
ne comprennent pas l’aménagement de Port Soulanges
», spécifie-t-il. Le montant peut sembler énorme
pour de nombreuses personnes, mais Albert Daoust tient à
remettre les choses en perspective. « Intrawest a investi
plus de 2 G$ à Mont-Tremblant et les gens trouvent ça
normal, alors pourquoi s’affoler du 160 M$ du canal de
Soulanges? » questionne-t-il. Par ailleurs, il souligne
que la réalisation du projet peut être étalée
sur quelques années. « Si on fait trois phases
de trois ans chacune et qu’on divise le 160 M$ pour les
deux paliers de gouvernement, ça fait bien peu d’investissement
par année pour chacun d’eux », argumente-t-il,
fier de penser que cet investissement pourrait apporter beaucoup
de retombées dans la région.
Levier
pour le privé
Robert Sauvé et Albert Daoust affirment que
des études démontrent que la réouverture
du canal serait un puissant investissement pour les gouvernements.
« Elles démontrent que le privé investirait
entre 500 et 600 M$ aux abords du canal si on le rouvrait »,
explique Albert Daoust, qui compare ces chiffres à ceux
du canal de Lachine. Depuis sa réouverture en 2002, au
coût de 100 M$, le canal de Lachine a vu depuis entre
300 et 350 M$ du privé investis sur ses rives. «
Le tourisme génère des retours sur les investissements
pour le gouvernement et crée de la richesse »,
rajoute Robert Sauvé.
À
quand les investissements?
Convaincus
de l’intérêt des élus à financer
le projet, Albert Daoust et Robert Sauvé attendent présentement
une réponse provenant des plus hautes instances politiques
de la province. « La décision est maintenant rendue
au Conseil des ministres », relate Albert Daoust. Si le
gouvernement devait dire oui au projet sous peu, la Régie
intermunicipale du canal de Soulanges procèderait dès
lors aux appels de propositions publics qui permettraient de
dénicher les meilleurs promoteurs potentiels pour le
dossier. Les élus réservent-ils une réponse
positive pour bientôt? Tout le monde est en attente.
Le SOLEIL - Édition du 23 février 2008
Canal Soulanges
«Le ministre Fortier devrait être
capable de prendre une décision»
-
La députée Lucie Charlebois
Mario Pitre

La députée de Soulanges,
Lucie Charlebois, a interpellé à son tour
le ministre Michael Fortier au sujet de la réouverture
du canal Soulanges. (Photo Le Soleil - Archives)
|
Réagissant
avec passion aux propos émis la semaine dernière
par le ministre Michael Fortier au sujet du canal Soulanges,
la députée Lucie Charlebois dit ne pas comprendre
pourquoi celui-ci n'est pas en mesure de prendre une décision,
à la lumière de toutes les informations qu'il
possède déjà sur ce dossier.
Interpellé
une première fois par le préfet Normand Ménard
et l'Association des Gens d'Affaires de Soulanges, le ministre
fédéral des Travaux publics avait rétorqué
qu'il attendait une proposition ferme de son vis-à-vis
Raymond Bachand, responsable du dossier au sein du gouvernement
Charest, pour confirmer l'implication d'Ottawa.
Questionnée
à son tour mercredi dernier sur les propos de M. Fortier,
la députée de Soulanges, Lucie Charlebois, a rappelé
les multiples rencontres tenues depuis deux ans, lors desquelles
celui-ci avait été informé sur le dossier
de la réouverture du canal à la navigation de
plaisance.
"M.
Fortier ne peut pas prétendre qu'il n'a pas avoir toutes
les informations voulues pour prendre une décision, tant
sur les coûts de réfection que sur les retombées
de quelque 550 millions $ provenant du secteur privé,
que ce soit en développement immobilier ou touristique.
"Moi-même
comme députée, je lui ai suggéré
une formule de partage 50-50 entre les deux paliers de gouvernement.
Si Marc Laviolette (ancien candidat péquiste en 2007)
a pu se positionner sur le dossier, je ne vois pas pourquoi
le ministre Fortier n'est pas capable de le ficeler. On en a
connu des ministres dans le comté qui étaient
capables de conclure un dossier."
Quant
aux propos du ministre voulant qu'il attende une proposition
de son vis-à-vis du Québec, Mme Charlebois a fait
valoir que le dossier a été maintes fois abordé
"lors de discussions de corridors" tenues entre les
élus concernés.
"Il
me semble que c'est pas compliqué, je veux qu'il (M.
Fortier) le fasse, pour le milieu où il souhaite se faire
élire. Il faut être visionnaire et tenir compte
des investissements majeurs que ce projet amènera dans
la région. Une chose est sûre, c'est que je ne
lâcherai pas prise dans le dossier de la réouverture
du canal Soulanges, car je sais qu'il est d'une extrême
importance pour les gens d'ici", a-t-elle conclu.
Gazette - Wednesday, February 27, 2008
Canal reopening chorus grows in strength
by
Jim Duff

Opened in 1897, the Soulanges Canal
would be a major tourist attraction.
|
PINCOURT
- Tourisme Suroît's president has joined the
Vaudreuil-Soulanges and Beauharnois business communities in
demanding that the Charest government take an immediate decision
to move forward with the $160 million reopening of the Soulanges
Canal.
In an open letter to Premier Jean Charest, Pincourt mayor and
Tourisme Suroît president Michel Kandyba says the provincial
government should treat the 23-kilometre canal and its banks
as part of Tourism Québec's 'le Québec du Saint-Laurent'
campaign. "It has become obvious that one of our greatest
tourism potentials rests in the development of our canals, most
notably the Soulanges, linking lakes St. Francis and St. Louis',"
Kandyba writes.
The canal would be a cornerstone of the waterway network around
the region, Kandyba's letter points out. The potential is there
for an international-calibre tourist destination, it adds.
"Today the Régie intermunicipale du Canal de Soulanges
has done its homework by supervising a number of feasibility
studies on the viability of this project," the letter continues.
"The last studies, commissioned by the provincial government,
are nearing completion. The federal and provincial governments
now have in hand all the data they need to proceed with the
reconstruction of this exceptional resource."
Kandyba cautions against thinking of the project as a pipe dream.
"We can't just leave it lying dormant....over and above
its undeniable historic value, its revitalization is considered
by the government of Quebec as a priority in terms of social-economic
development.
"The longer we wait, the more it will cost and the more
private-sector opportunities will be lost," Kandyba concluded.
...
Albert Daoust, Jr., director-general of the Régie intermunicipale
du canal de Soulanges, took exception to a figure given in last
week's story on the proposed reopening of the Soulanges Canal.
The total cost of reopening the Lachine Canal in 2002 was $100
million, not $270 million reported, he said. Documents show
the City of Montreal contributed $61.5 million and the federal
government, $38.5 million.
The point here is that the federal government contributed to
the reopening of a canal built at the same time as the Soulanges
Canal," Daoust noted.
Gazette
- Wednesday, February 20, 2008
Soulanges Canal backers wield political
lever
by
Nick Mayes and Jim Duff
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Gazette - Wednesday, February 20, 2008
Soulanges Canal: massive model conveys
the dream
by
Nick Mayes
Click
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Première Édition - Édition du 20 février
2008
Réouverture du canal de Soulanges
Les gens d’affaires interpellent
Québec et Ottawa pour aller de l’avant
Daniel
Grenier

Selon les dernières études,
les coûts de la réouverture du canal de Soulanges
sont maintenant évalués à 160 millions
$. (Photo d’archives : Pierre Langevin), explique
Albert Daoust. (Photo Daniel Cuillerier)

Les
représentants de l’AGAS, Charles Fordham,
Stéphane Hamel, président et Jean-François
Blanchard, affirment que 2008 s’avère une
année de vérité pour la réouverture
du canal de Soulanges. Ça passe ou ça casse…
(Photo : Le Journal)

Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand
Ménard, a lancé un message sans équivoque
au ministre Michael Fortier pour faire progresser le dossier
du canal.
|
Rare
sont les projets d’envergure qui font l’unanimité
au sein d’une région toute entière. La réouverture
du canal de Soulanges en est un. «Il est temps d’agir
et les deux paliers de gouvernement doivent embarquer dans le
projet», ont clamé les dirigeants de l’Association
des gens d’affaires de Soulanges (AGAS), réunis
en conférence de presse, mercredi dernier.
Pour
le président Stéphane Hamel, le vice-président
Jean-François Blanchard et Charles Fordham, l’année
2008 en est une de vérité pour ce projet tant
attendu. Certaines personnes osent même affirmer que ça
passe ou ça casse en 2008.
La
dernière décennie en a été une de
discussions et d’études de toutes sortes qui ont
coûté une véritable fortune aux contribuables.
Selon les gens d’affaires, il faut maintenant passer aux
choses sérieuses, c’est-à-dire à
l’étape de réalisation et au début
des travaux.
Les
principaux intervenants dans ce dossier attendent donc un signal
du gouvernement du Québec pour aller de l’avant,
de même qu’un coup de pouce du gouvernement fédéral.
«La
Régie intermunicipale du canal de Soulanges a livré
la marchandise. La réouverture du canal, ce n’est
pas juste pour la région mais c’est pour le Québec
au complet. La région de Soulanges s’est prise
en main. Il s’agit de l’un des plus importants projets
de développement en rives. Le gouvernement doit prendre
les moyens qui s’imposent pour concrétiser 20 ans
de travail achevé», a déclaré Stéphane
Hamel.
Projet
de 160 millions $
Le
président de la Régie intermunicipale du canal
de Soulanges, Albert Daoust, a mentionné que toutes les
études requises sont maintenant complétées
depuis décembre 2007.
La
dernière en lice avait été annoncée
par le premier ministre Jean Charest à Coteau-du-Lac,
en août 2005. Le gouvernement du Québec avait alors
alloué une somme de 2,4 millions $ pour évaluer
les structures du canal en vue de déterminer les coûts
du projet de réouverture. Jean Charest avait qualifié
cette étape finale «d’avant projet-définitif».
Or,
deux ans et demi plus tard, les coûts ont été
réévalués à 160 millions $. Cette
évaluation ne comprend pas les installations de Port
Soulanges dont les investissements proviendront du secteur privé.
Selon
M. Daoust, la plus récente évaluation comprend
la réouverture du plan d’eau long de 23,5 kilomètres
en trois phases, de même que toutes les infrastructures
qui s’y rattachent.
Pour
Jean-François Blanchard, il est indéniable que
ce projet s’avérera un puissant levier économique
au niveau régional. «C’est tout le développement
en rives qui est concerné, c’est pour ça
qu’on se manifeste», a-t-il exprimé.
C’est
dans cette optique que le conseil d’administration de
l’AGAS a adopté une résolution, le 5 février,
«demandant fermement au gouvernement du Québec
de procéder, sans délai, aux actions concrètes
qui mèneront à la réouverture complète
du canal de Soulanges.
L’organisme
soutient notamment que toutes les études de faisabilité
techniques et économiques ont été concluantes,
sans compter que le projet suscite présentement un intérêt
marqué auprès de plusieurs groupes d’investisseurs
majeurs potentiels étrangers et québécois.
L’AGAS
joue également la corde sensible en rappelant que la
mise en valeur du canal de Soulanges fait partie des projets
prioritaires du gouvernement du Québec et que le concept
s’inscrit dans la nouvelle politique du ministère
québécois du Tourisme en matière de développement
de l’offre, en ajoutant le fleuve Saint-Laurent comme
destination touristique à développer.
Le
fruit est mûr…
Le
président de la Régie intermunicipale du canal
de Soulanges, Robert Sauvé, a pour sa part déclaré
que le gouvernement provincial doit donner son aval le plus
rapidement possible afin de bénéficier des dernières
études réalisées.
«Les
promoteurs demandent la certitude que les gouvernements vont
aller de l’avant. C’est un projet suprarégional.
L’Ontario est impliquée puisque la Ville de Cornwall
veut également rouvrir son canal. Au Mont-Tremblant,
ça pris 10 ans avant qu’il y ait une première
pelletée de terre. Nous n’avons jamais été
si près du but. Le fruit est mûr, il faut le cueillir»,
estime M. Sauvé qui est aussi maire de Coteau-du-Lac.
Il
ajoute que plusieurs plans sont sur la table du ministère
des Transports du Québec, qui est propriétaire
du canal. «On parle constamment avec le MTQ», de
révéler M. Sauvé.
Depuis
1998, un montant d’environ 8 millions $ a été
investi pour des études de toutes sortes, dont 6,5 millions
$ proviennent de Québec tandis que 1,5 million $ a été
injecté par Ottawa et les municipalités.
Allo
Ottawa!
Au
fil des années, les représentants du gouvernement
fédéral ont été peu bavards dans
le dossier de la réouverture du canal de Soulanges.
Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
a d’ailleurs passé un message au ministre des Travaux
publics et candidat conservateur dans le comté, Michael
Fortier.
«La
réouverture du canal de Soulanges est reconnue comme
un projet structurant au niveau du milieu et au niveau de la
Communauté métropolitaine de Montréal.
Le projet a été reconnu par le monde des affaires
de Vaudreuil-Soulanges et la MRC a donné son aval à
sa réalisation.
«Il
faut maintenant forcer les cordes du fédéral.
Je ne suis pas si sûr que Michael Fortier bouge tant que
ça pour faire avancer le dossier. Il marche sur les talons.
Il va falloir qu’il bouge davantage s’il veut se
faire élire aux prochaines élections. Nous avons
déjà eu des ministres dans le comté qui
ont été incapables de ficeler des ententes. M.
Fortier doit être proactif et son gouvernement doit être
à l’écoute du consensus développé
à l’entour de ce projet», de conclure Normand
Ménard.
Première Édition - Édition du 16 février
2008
Le long parcours du canal de Soulanges
Un projet de grande envergure
Marie-Jacinthe
Roberge

Le canal de Soulanges se détériore
d’année en année et le gouvernement
se doit de l’entretenir pour des raisons de sécurité.
« La réouverture du canal de Soulanges permettrait
de rentabiliser les investissements requis », explique
Albert Daoust. (Photo Daniel Cuillerier)
|
Vaudreuil-Soulanges
– Depuis sa fermeture en 1959, on parle de rouvrir le
canal de Soulanges à la navigation de plaisance. Aujourd’hui,
l’avenir du projet est entre les mains du Conseil des
ministres. Un bref retour en arrière rappelle l’envergure
et la complexité du projet.
C’est
en 1993 que l’Association des gens d’affaires de
Soulanges (AGAS) a donné le véritable coup d’envoi
au projet. Elle dépose alors un mémoire proposant
le développement du comté de Soulanges par la
remise à niveau du canal. Voilà une stratégie
de développement régional qui trouve écho
dans la communauté.
Mobilisation
régionale.
Un
comité d’analyse du dossier est alors créé,
sous la gouverne de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Une première
étude de préfaisabilité est effectuée.
Devant les conclusions naît l’ancêtre de l’actuelle
Régie intermunicipale du canal de Soulanges, la Société
de développement du canal de Soulanges. Plusieurs instances
régionales y figurent : la MRC, les municipalités
de Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac et
Les Coteaux, en plus de l’AGAS. Tous rêvent du jour
où le canal accueillera de nouveau des bateaux.
Dossier
lourd
Or,
après avoir procédé à une étude
de faisabilité technique et économique, par la
suite complétée par plusieurs autres études,
les intervenants impliqués dans la Société
de développement du canal de Soulanges réalisent
l’ampleur du dossier et décident de créer
la Régie pour poursuivre les démarches. «
Le dossier ne pouvait plus être géré par
un organisme sans but lucratif », explique Albert Daoust,
directeur général de la Régie. Celle-ci
voit donc le jour en 1999 et bénéficie dorénavant
de fonds provenant à 70 % du gouvernement.
Question
d’argent
Avec
ses ressources financières bonifiées, la Régie
peut partir à la recherche de promoteurs privés
potentiellement intéressés à investir aux
abords du canal. « Les résultats ont été
décevants », raconte Albert Daoust. Pour quelle
raison? « Parce que les promoteurs étaient intéressés
seulement si le gouvernement démontrait son intention
claire de procéder à la réouverture du
canal », relate le directeur de la Régie. Au privé
comme au public, convaincre les gens n’était pas
chose simple.
Complexité
inouïe
C’est
que le projet de réouverture du canal de Soulanges est
particulièrement complexe. Le simple nombre d’instances
politiques impliquées donne le vertige. Sous la responsabilité
du ministère des Transports, le canal traverse quatre
municipalités, et sa réouverture demande des négociations
avec plus d’une douzaine de ministères provinciaux
et fédéraux. Tous demandent des études
exhaustives.
Ces
études sont d’autant plus élaborées
que la réouverture du canal de Soulanges serait, d’un
point de vue technique, une entreprise colossale. Le canal parcourt
23 km (comprend donc 46 km de rives), comporte cinq écluses
et cinq ouvrages de régulation des eaux, est traversé
par sept ponts routiers et un pont ferroviaire (devant tous
être transformés en ponts mobiles), demande la
modification de services publics – lignes électriques,
téléphoniques et câbles – et la reconfiguration
de chenaux, d’accès routiers et de ponts piétonniers.
Loin d’être une mince affaire.
Difficiles
comparaisons
Voilà
pourquoi les délais ont été longs, selon
Albert Daoust. « Par exemple, la réouverture de
l’ancien canal de Beauharnois, à Salaberry-de-Valleyfield,
a pris cinq ans d’études, et le dossier est moins
élaboré que celui de Soulanges », explique-t-il.
Il précise que l’ancien canal de Beauharnois est
long de 300 mètres, qu’il comprend seulement deux
ponts piétonniers et 100 mètres de promenade,
en plus d’être sous la responsabilité que
d’une seule municipalité. Selon lui, la réouverture
plus rapide de l’ancien canal de Beauharnois n’enlève
rien au canal de Soulanges. « Celui de Salaberry-de-Valleyfield
s’élève à environ 4,5 M$ et n’a
pas nécessité d’études socio-économiques,
alors que les coûts estimés de Soulanges s’élèvent
à 160 M$ et que nous avons dû prouver la rentabilité
du projet », argumente-t-il.
Beaux
exemples
Par
ailleurs, Albert Daoust atteste que l’ancien canal de
Beauharnois, comme celui de Lachine, fournit l’exemple
indéniable que le développement en rive est un
gage de succès. « La rue Victoria à Salaberry-de-Valleyfield
ne sera plus jamais la même. L’apport du spectacle
nautique présent dans le centre-ville a créé
une dynamique extraordinaire. Le développement du canal
de Soulanges est lui aussi axé sur le potentiel du développement
en rive, s’enthousiasme-t-il. En plus, il s’agit
d’un outil génial pour la conservation de notre
patrimoine de la navigation », ajoute-t-il.
Projet
par phases?
Si
le projet est accepté au Conseil des ministres, la Régie
est prête à aller de l’avant. Elle est aussi
ouverte à une réouverture par phases, si les gouvernements
ne veulent pas tout faire d’un seul coup. « Dans
ce cas, on débuterait par le côté ouest
(par Les Coteaux), on ferait ensuite le côté Est
(par Pointe-des-Cascades), pour terminer par la portion du milieu,
explique Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac et président
de la Régie. Par contre, rappelle-t-il, nous savons que
l’ouverture complète du canal est nécessaire
pour susciter des investissements du privé. » Seul
l’avenir saura dire si le projet sera accepté au
gouvernement et comment il sera orchestré.
Première Édition - Édition du 16 février
2008
Le canal de Soulanges compte sur Charest
Le feu vert pourra être donné
d’ici peu
Mélanie
Meloche-Holubowski

Charles Fordham, Stéphane
Hamel et Jean-François Blanchard, de l’Association
des gens d’affaires de Soulanges, ont demandé
à tous d’écrire à Jean Charest
pour qu’une décision soit prise rapidement
dans le dossier du canal de Soulanges. (Daniel Cuillerier)

Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand
Ménard, a insisté pour que le ministre Michael
M Fortier s’implique dans le projet. (Daniel Cuillerier)
|
La
décision de rouvrir le canal de Soulanges est dans les
mains du premier ministre du Québec, Jean Charest, et
la région réclame que le projet puisse débuter
dès cette année.
«
Il est temps d’agir », dit Stéphane Hamel,
le président de l’Association des gens d’affaires
de Soulanges (AGAS). « Nous demandons au gouvernement
du Québec de concrétiser 20 ans de travail acharné.
» Au nom de l’AGAS, il invite les gens, , à
se mobiliser et à écrire aux députés
pour qu’une décision soit prise le plus vite possible.
Les
dernières études ont été complétées
en décembre 2007, et la Régie intermunicipale
du canal de Soulanges n’attend que le feu vert du premier
ministre Jean Charest pour entreprendre les travaux.
Tous
ont peur que, si la décision est trop retardée,
le projet ne voie pas le jour avant de nombreuses années.
« Si on remet ça sur la tablette, dans deux ans
il faudra refaire toutes les études », dit Charles
Fordham, de l’AGAS.
«
Nous n’avons jamais été aussi près
du but », affirme Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac.
Le moment ne peut pas être plus propice pour aller de
l’avant. »
De
plus, les coûts du projet pourraient augmenter si la décision
finale n’est pas prise bientôt. Le coût du
projet est maintenant de l’ordre de 160 M$. Cette somme
n’inclut pas les coûts pour le port de Soulanges,
qui seront assumés par des investisseurs privés.
« Mais on doit comprendre qu’il ne faut pas voir
ces millions de dollars comme une dépense majeure, mais
comme un investissement pour la région », dit M.
Fordham. La région pourra devenir un endroit touristique
d’envergure et jouirad’importantes retombées
économiques.
Un
projet bien vivant
Robert
Sauvé dit qu’il comprend que la population se demande
si le projet naîtra réellement un jour. «
C’est sûr, nous travaillons depuis 16 ans. Mais
il faut penser qu’un projet comme celui de Tremblant a
pris 10 ans d’études. Nous ne sommes pas l’exception
à la règle. »
M.
Fordham ajoute que des études exhaustives étaient
nécessaires pour bien planifier les travaux et les coûts.
« M. Charest voulait s’assurer du coup. Lorsqu’on
parle d’argent public, on peut comprendre que ces études
ne soient pas un luxe. »
Albert
D’Aoust, le directeur général de la Régie,
ajoute que les études environnementales, sociales, économiques
et d’impact ont toutes été faites.
Pressions
politiques
Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
interpelle le gouvernement fédéral, plus particulièrement
le ministre des Travaux publics, Michael M Fortier, de faire
des pressions politiques auprès du gouvernement provincial
pour finaliser le dossier. « Nous avons entendu M. Fortier
dire à Saint-Lazare qu’il aiderait dans le dossier.
Mais ce ne furent que des promesses non tenues. Il ne faut pas
qu’il soit passif s’il veut se faire élire
dans la région. »
Michael
M Fortier affirme qu’il a rencontré la Régie
il y a un an pour comprendre le projet, mais qu’il doit
attendre la décision du gouvernement provincial avant
de s’impliquer.
M.
Ménard souligne que la députée de Soulanges,
Lucie Charlebois, avait énormément aidé
à faire avancer le dossier.
M.
Sauvé ajoute que les deux paliers de gouvernement doivent
travailler en concertation pour prendre une décision
rapide et voir la construction débuter en 2008. «
Si nous pouvions, nous aimerions avoir la réponse demain
matin », dit Jean-François Blanchard, de l’AGAS.
« Nous sommes prêts. »
Le Soleil de Valleyfield - Édition du 16 février
2008
Canal
Soulanges
«C'est le temps d'agir» avertissent
les gens d'affaires
Mario
Pitre

Le projet de réfection et
de réouverture du canal Soulanges est maintenant
évalué à 160 millions $. Il était
estimé à 35 millions $ il y a dix ans. (Photo
Le Soleil - Archives)

Le
préfet de la MRC Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
a sérieusement interpellé le ministre Michael
Fortier dans le dossier du canal Soulanges. (Photo www.touchedubois.com)
|
Le
projet de réouverture du canal Soulanges est maintenant
parvenu à maturité, estiment les porte-parole
de l'Association des gens d'affaires de Soulanges (AGAS). Ceux-ci
pressent maintenant Québec et Ottawa de délier
les cordons de leurs bourses dès cette année afin
de donner un signal clair aux investisseurs.
Charles
Fordham, Stéphane Hamel et Jean-François Blanchard
se sont adressés aux médias mercredi dernier en
conférence de presse pour faire savoir que toutes les
études exigées par Québec dans ce dossier
étaient maintenant à jour. Les coûts ont
également été réévalués
à quelque 160 millions $.
Solidaires
comme jamais dans ce dossier capital pour la région,
les gens d'affaires de Soulanges ont répété
à maintes reprises que "le fruit est mûr,
il faut maintenant le cueillir."
Ceux-ci
ont en main les résultats d'une étude complétée
en décembre dernier, et pour laquelle le Premier ministre
Jean Charest avait annoncé une contribution de 2,4 millions
en août 2005.
Selon
le directeur de la Régie intermunicipale du canal Soulanges,
Albert Jr Daoust, cette étude comporte toutes les mises
à jour concernant les différentes interventions
qui seront requises pour permettre la réouverture du
canal. Ces données ne touchent pas uniquement la réfection
et le fonctionnement du canal, mais également les aménagements
connexes, notamment ceux touchant les infrastructures routières.
Dans
une résolution adoptée le 5 février dernier,
l'AGAS "demande fermement au gouvernement du Québec
de procéder, sans délai, aux actions concrètes
qui mèneront à la réouverture complète
du canal de Soulanges.
L'organisme
fait valoir que le projet a déjà été
identifié comme une priorité par le gouvernement
du Québec, qu'il fait l'objet d'un large consensus au
sein des milieux d'affaires et politiques du milieu et de toute
la région et qu'il suscite un intérêt marqué
chez plusieurs groupes d'investisseurs du secteur privé.
De
plus, cette réouverture s'inscrit pleinement dans un
vaste plan de développement en rives touchant non seulement
la région, mais tout le bassin hydrographique du nord-est
du continent.
"Le
timing ne peut pas être meilleur qu'aujourd'hui pour aller
de l'avant dans ce projet, si on ne veut pas avoir à
reprendre ces mêmes études dans deux ou trois ans",
a rajouté le président de la Régie, Robert
Sauvé, également maire de Coteau-du-Lac.
Considéré
comme un des pionniers du projet, Charles Fordham a aussi rappelé
que "ce 160 millions $ ne représente pas une dépense,
mais un investissement judicieux qui va revenir en taxes dans
les coffres des gouvernements."
Michael
Fortier interpellé
Si
Québec a déjà démontré son
intérêt dans ce projet , les gens d'affaires se
disent inquiets du silence du gouvernement fédéral
dans ce dossier, et n'hésitent pas à l'interpeller
publiquement, a fait savoir le président de l'AGAS, Stéphane
Hamel.
Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
n'a d'ailleurs pas mâché ses mots à l'endroit
du ministre des Travaux publics, Michael Fortier, dont l'attachée
politique, Marie Kirouac, se trouvait sur place.
"Si
M. Fortier veut se faire élire dans le comté,
il devra bouger davantage qu'il ne le fait présentement.
On a déjà eu des ministres dans le comté
qui ont été capables de ficeler des ententes,
et M. Fortier se doit d'être pro-actif. Son gouvernement
doit être à l'écoute du consensus qui s'est
établi dans la région", a-t-il lancé
avec une ferveur qu'on ne lui connaissait pas.
M.
Fortier est attendu à Coteau-du-Lac prochainement, a
indiqué le maire Robert Sauvé, qui a dit souhaiter
que le ministre puisse s'asseoir avec son homologue québécois
André Bachand pour en arriver à une entente de
partenariat.
Depuis
sa fondation en 1992, l'Association des gens d'affaires de Soulanges
s'est dévouée corps et âme à la réouverture
du canal long de 23 kilomètres. Maintenant que tous les
éléments sont réunis, ses dirigeants estiment
qu'il revient aux gouvernements de prendre les décisions
qui s'imposent.
Gestes
d'appui
L'AGAS
entend mettre de l'avant diverses mesures dans les prochaines
semaines afin d'intensifier les pressions auprès des
élus, en impliquant la population, organismes et les
milieux d'affaires.
Le
Soleil de Valleyfield - Édition du 25 février
2006
Le
canal Soulanges, un élément-clé du développement
riverain au Québec
Le tourisme nautique était au
centre d'un important forum mardi dernier à Valleyfield
Mario
Pitre

La ministre du Tourisme, Françoise
Gauthier, a été accueillie mardi dernier au
Forum sur le développement en rives par le président
de la Régie du canal Soulanges, Robert Sauvé,
la députée Lucie Charlebois, et le maire de
Valleyfield, Denis Lapointe. (Photo Le Soleil - M.P.)
|
Plus
de 200 représentants d'organismes reliés au tourisme
nautique se sont réunis à l'hôtel Plaza
Valleyfield mardi dernier à l'occasion d'un important
forum où une quinzaine de projets de développements
riverains ont été présentés, laissant
miroiter des investissements de centaines de millions $ pour
le Québec.
Le
Forum sur le développement en rives était organisé
par la Régie intermunicipale du canal Soulanges, dont
le projet de réouverture à la navigation représente
un élément-clé du développement
du tourisme nautique au Québec.
Prenant
la parole au cours de la journée, le président
de la Régie, Robert Sauvé, s'est dit fier d'accueillir
pour l'occasion "la sommité des conférenciers
dans le domaine du tourisme nautique."
Durant
toute la journée, les participants ont assisté
à la présentation d'importants projets de développements
riverains, notamment ceux touchant le vieux canal de Beauharnois,
le canal Soulanges, mais aussi le canal Galop de Cornwall, le
Réseau bleu de Montréal, le développement
Lakes to Locks Passage, de l'état de New-York, la Société
du Havre, le port de plaisance de Lachine, le Vieux-Port de
Montréal, le Yacht Club de Montréal, et le projet
portuaire de Sorel-Tracy.
Plusieurs
des conférenciers appelés à la tribune
ont fait ressortir la nécessité d'agir solidairement
pour favoriser le développement du tourisme nautique.
Dans
les priorités de la ministre
Invitée d'honneur à ce forum, la ministre du Tourisme,
Françoise Gauthier, a rappelé que plusieurs études
réalisées au cours des dernières années
ont démontré le potentiel du développement
riverain en gestation au Québec. Elle aussi mentionné
que le tourisme nautique apparaissait parmi les 14 priorités
économiques identifiées par le gouvernement Charest.
La
ministre a aussi annoncé que le tourisme nautique aura
bientôt son représentant au Conseil des partenaires
de l'industrie touristique, dont la mission est de conseiller
celle-ci afin de favoriser des formules d'investissement en
partenariat public-privé.
Accompagnée
de la député de Soulanges, Lucie Charlebois, la
ministre Gauthier a également eu l'opportunité
de visiter différents sites de la région qui témoignent
du potentiel de développement en rives.
Et Valleyfield là-dedans ?
Le maire Denis Lapointe a eu l'occasion de prendre la parole
à deux reprises lors de cette journée, notamment
pour présenter le projet de réouverture du vieux
canal, au centre-ville de Valleyfield.
Interrogé
par Le Soleil, celui-ci s'est montré confiant que l'année
2006 marque le début d'un vaste réseau de différentes
destinations nautiques au Québec et en Ontario, où
les plaisanciers de partout pourraient transiter durant la belle
saison.
"Avec
son caractère nautique et sa situation géographique
enviable, Salaberry-de-Valleyfield doit absolument s'inscrire
dans cette offre touristique", a-t-il fait valoir. Le maire
a aussi profité de la présence de la ministre
pour l'inviter personnellement à visiter les nouvelles
installations du vieux canal lorsque celui-ci sera réouvert,
d'ici quelques mois.
Le Journal St-François - Édition du 31 août
2005
Le
projet de réouverture du canal de Soulanges ressuscite
Jean Charest alloue 2,4 millions $ pour
évaluer les structures et les coûts
Daniel
Grenier
lors
que le gouvernement libéral provincial répète
sans cesse qu'il n'a pas d'argent pour les syndiqués
du secteur public, voilà que le premier ministre Jean
Charest a annoncé qu'il allouait une somme de 2,4 millions
$ pour évaluer les structures du canal de Soulanges en
vue de déterminer les coûts du projet de réouverture
tant souhaité depuis plus d'une décennie.
Le
premier ministre a fait cette annonce surprise, vendredi dernier,
au Centre communautaire Wilson de Coteau-du-Lac, en présence
du ministre de la Justice et député de Vaudreuil,
Yvon Marcoux ainsi que de la députée de Soulanges
et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois.
"C'est
une journée importante pour le développement de
la région. Le projet de réouverture du canal de
Soulanges franchit une nouvelle étape avec une aide financière
pour l'évaluation des ouvrages et la dimension technique",
d'exprimer M. Charest qui a qualifié cette annonce "d'avant-projet
définitif".
Le
montant consenti provient de quatre ministères : Transports,
Affaires municipales, Tourisme et Développement économique
régional. Une partie de l'enveloppe budgétaire
(environ 400 000 $) sera versée directement à
la Régie intermunicipale du canal de Soulanges pour assurer
son fonctionnement durant les deux prochaines années.
Malgré
tout, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. La décision
finale de rouvrir le plan d'eau long de 23,5 kilomètres
n'est pas encore prise et aucun échéancier n'a
été avancé. Cependant, on peut affirmer
sans l'ombre d'un doute qu'il s'agit d'un pas dans la bonne
direction. Les douze prochains mois seront déterminants
pour l'avenir du projet.
Comme
l'a si bien dit le directeur de la Régie intermunicipale
du canal de Soulanges, Albert Daoust, le gouvernement québécois
n'investirait pas 2,4 millions $ s'il ne croyait pas aux retombées
de ce projet récréotouristique d'envergure.
D'ailleurs,
depuis 1998, c'est environ 5 millions $ qui ont été
investis par les gouvernements provincial, fédéral
ainsi que par la MRC de Vaudreuil-Soulanges en études
de toutes sortes dont celles de préfaisabilité
et de faisabilité.
Inspections
sous-marines
Cette fois-ci, il s'agit essentiellement de procéder
à une analyse pointue des différents ouvrages
existants (écluses, ponts et autres) par le biais d'inspections
sous-marines. En fait, c'est la première fois que des
études seront effectuées dans l'eau afin de valider
toutes les autres études réalisées précédemment.
C'est
à partir de ces analyses que l'on connaîtra les
véritables coûts du projet ainsi que l'échéancier
des travaux.
Il
va sans dire que cette stratégie du gouvernement Charest
est diamétralement opposée à l'ancien gouvernement
péquiste. Les autorités en place s'inspirent plutôt
de ce qui a été fait pour la réouverture
du canal Lachine.
"L'investissement
du gouvernement dans le canal de Soulanges va amener des investissements
du secteur privé contrairement au Parti québécois
qui voulait que le privé investisse avant le gouvernement",
a fait remarquer Jean Charest.
Pour
sa part, la députée Lucie Charlebois était
fière de mentionner qu'une autre étape importante
sera franchie dans ce fameux dossier qu'elle connaît bien
pour l'avoir piloté alors qu'elle était à
la barre de l'Association des gens d'affaires de Soulanges.
"La
réouverture du canal de Soulanges, ce n'est pas juste
pour faire passer des bateaux. Ça va être la porte
d'entrée par excellence des voies maritimes du Québec.
On y ajoutera 1200 places d'accueil pour les plaisanciers. Des
projets résidentiels et commerciaux vont s'y greffer
et il y aura des centaines d'emplois créés",
estime-t-elle.
Questionnée
au sujet de cette autre sempiternelle étude et de l'absence
d'un échéancier précis, la députée
Charlebois n'a pas mis de temps à répondre.
"Cette
nouvelle étape permettra de valider les coûts.
On ne veut pas d'un autre métro de Laval ou d'un autre
Gaspésia dans notre comté. On veut rétrécir
les possibilités d'un écart des coûts projetés.
Des scénarios d'échéancier seront présentés
à la suite de cette étude", soutient Mme
Charlebois.
Quoiqu'il
en soi, alors qu'un bon nombre de citoyens croyaient que la
réouverture du canal de Soulanges était sur le
respirateur artificiel, voilà que le gouvernement Charest
redonne espoir au projet. Verra-t-on des travaux concrets dans
un proche avenir? C'est ce que l'on souhaite puisque la patience
a des limites...
Dans
un autre ordre d'idées, la patience des syndiqués
de la Fonction publique a également ses limites. Le passage
de Jean Charest à Coteau-du-Lac n'est pas passé
inaperçu alors que des manifestants de la CSQ, entre
autres, l'ont accueilli dans l'entrée du stationnement
du parc Wilson afin de démontrer leur mécontentement.
Le Soleil de Valleyfield - Édition du 27 août 2005
2,4
millions $ pour analyser les coûts et les impacts du projet
Le gouvernement Charest redonne vie au
projet de réouverture du canal Soulanges
Mario
Pitre
De
passage dans la région hier (vendredi), le premier ministre
Jean Charest s'est arrêté à Coteau-du-Lac
pour y annoncer l'octroi d'une somme de 2,4 millions $ qui servira
à "déterminer les différents éléments
techniques du projet de réouverture du canal Soulanges,
de manière à en préciser les coûts
et les impacts environnementaux."
Bien
qu'elle ne donne pas encore le feu vert à la réouverture
du canal, cette annonce faite par le chef du gouvernement vient
redonner un nouveau souffle à ce projet récréotouristique,
qui avait été passablement mis dans l'ombre au
cours des dernières années, voire placé
sur respirateur.
"En
injectant 2,4 millions $, le gouvernement franchit une nouvelle
étape et réaffirme sa détermination à
soutenir la région dans le développement de son
potentiel économique et récréotouristique.
À la lumière des résultats, le gouvernement
connaîtra les coûts exacts du projet et pourra ainsi
planifier adéquatement les possibilités de réouverture
du canal Soulanges", a déclaré M. Charest.
À
cet égard, ces nouvelles études viendront en quelque
sorte approfondir et mettre à jour certaines données
obtenues il y a quelques années dans l'étude de
faisabilité du projet, dont les coûts pour la mise
en fonction du canal étaient alors estimés à
35 millions $. On parlerait éventuellement de coûts
se rapprochant davantage des 50 millions $.
Rappelons
que depuis la fin des années 90, le gouvernement du Québec
aura injecté plus de 4 millions $ uniquement en études
dans la préparation de ce projet.
M.
Charest a cependant expliqué que, contrairement à
l'ancien gouvernement péquiste, son gouvernement souhaitait
d'abord réouvrir le canal afin d'y attirer des investisseurs,
comme dans le cas du canal Lachine, au lieu d'attendre que des
investisseurs se pointent pour réouvrir le canal.
Heureuse
d'accueillir son chef chez elle à Coteau-du-Lac, la députée
Lucie Charlebois a précisé qu'une partie des sommes
annoncées hier sera versée directement à
la Régie intermunicipale du canal Soulanges, et viendra
ainsi assurer son fonctionnement pour les deux prochaines années.
"La
régie pourra maintenir la coordination entre les municipalités
concernées et poursuivre son rôle-conseil auprès
du gouvernement et le lien avec les investisseurs potentiels.
Incidemment,
le directeur général de la Régie, Albert
Jr Daoust, confirmait récemment que des investisseurs
continuaient toujours d'aller chercher des informations sur
le projet de réouverture, bien que sa remise en état
n'ait pas été annoncée encore.
Fermé
à la navigation depuis 1959, après une activité
qui avait duré une soixantaine d'années, le canal
Soulanges pourrait éventuellement constituer un lien
privilégié pour la navigation de plaisance, reliant
la région de Montréal à celle des Grands
Lacs.
Lors
de son passage de vendredi, le premier ministre avait d'abord
été invité à la station de radio
de Valleyfield. Il s'est rendu par la suite au Pavillon Wilson
pour faire cette annonce, où il a été accueilli
par des manifestants de la Fonction publique.