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L'Étoile - Édition du 08 avril 2008

Venu rencontrer la Régie intermunicipale

Raymond Bachand travaille pour la réouverture du canal

Marie-Jacinthe Roberge

Vendredi dernier, une importante séance de travail avec les membres de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges a eu lieu. Les derniers éléments du dossier seront bientôt ficelés.

Lors de cette rencontre, Raymond Bouchard, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et ministre du Tourisme, accompagné de la députée de Soulanges et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois, ont rencontré les membres de la région afin de faire le point sur l'état d'avancement de la réouverture du canal de Soulanges. Robert Sauvé, président de la Régie et maire de Coteau-du-Lac, Réal Boisvert, maire des Coteaux, Géraldine Quesnel, mairesse des Cèdres, et Normand Ménard, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, étaient présent.

Bien ficeler le dossier
À la lumière des discussions avec le ministre Bachand, il a été établi que certains éléments du dossier méritaient encore éclaircissement avant le dépôt d’une demande formelle au Conseil du trésor et au Conseil des ministres. « L'engagement du gouvernement du Québec se fera sur la base d'un projet ficelé avec rigueur dans les moindres détails », a indiqué Lucie Charlebois, consciente de devoir présenter un dossier parfaitement étoffé. Parmi les éléments qui auraient encore besoin de réponses, elle mentionne notamment la gestion des appels de propositions publics destinés aux entrepreneurs privés, le mode de gestion de la Régie et le processus de transfert des terrains.

Nouvel appui à la Régie
Afin de préciser ces éléments manquants, il a été décidé à cette rencontre qu’une somme de 80 000 $ sera allouée à la Régie intermunicipale du canal de Soulanges pour la poursuite du dossier. Le financement de la Régie, devant prendre fin le 31 mars, est donc reconduit jusqu’en juin. « Il s'agit là d'une excellente nouvelle. Cela nous permettra de préciser certains éléments afin d’obtenir une prise de décision favorable de la part du gouvernement », a souligné avec enthousiasme Robert Sauvé. « Le ministre Bachand est un homme de grande rigueur. Comme il est convaincu du dossier, il veut s’assurer de ne rien oublier », de préciser Lucie Charlebois.

Attentes face au fédéral
Par ailleurs, les attentes du gouvernement provincial face au fédéral demeurent les mêmes. « Lorsque Québec ira de l'avant, il ira pour l'ensemble de sa contribution dans le projet et certainement qu’il aimera compter sur la contribution du gouvernement fédéral », de réitérer Raymond Bachand. Par contre, Québec n’attendra pas Ottawa pour bouger. « Nous devons déclencher le processus et nous serons proactifs », a dit Lucie Charlebois, qui n’a eu aucune nouvelle de Michael M Fortier concernant ce dossier au cours des derniers mois, mais qui ne s’en inquiète pas outre mesure. « Je suis convaincue que le fédéral emboîtera le pas, parce que les gagnants attirent les gagnants », a-t-elle exprimé, convaincue.

Rencontre fructueuse
La députée est ressortie de cette rencontre intimement convaincue de l’appui indéfectible du ministre au dossier de réouverture du canal et avec l’impression qu’on a jamais été aussi près du but. Le ministre semble en effet enthousiaste. « En plus d'être un projet structurant pour l'économie de la région, il s'agit d'un chantier majeur de développement de l'offre touristique pour le Québec. Je ferai équipe avec vous pour qu'il devienne réalité », a-t-il conclu.


L'Étoile - Édition du 05 mars 2008

L’heure des bilans pour le canal de Soulanges

Dans l’attente d’une décision gouvernementale

Marie-Jacinthe Roberge


Construit à la fin du XIXe siècle, le canal de Soulanges a été fermé à la navigation en 1959. Transféré à Québec en 1964, il serait le seul canal de tout le Canada qui ne soit pas fédéral. (Photothèque)

Alors que la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, ayant fourni toutes les études et réponses nécessaires aux décideurs, arrive à la fin de son mandat, quels éléments pèseront dans la balance pour qu’enfin les autorités donnent une réponse formelle au projet?

Albert Daoust, directeur de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, et Robert Sauvé, président de la Régie, affirment ne jamais s’être rendus aussi loin dans le processus politique. Quels facteurs déterminants jouent en faveur du projet et quels autres peuvent nuire à son avancement?

Réponses claires
D’entrée de jeu, Albert Daoust et Robert Sauvé s’entendent pour dire que le travail accompli par leur organisation pèsera fort dans la balance. La Régie a maintenant terminé de fournir les études, plans et soumissions que le gouvernement attendait pour prendre une décision. Un travail colossal qu’ils disent avoir accompli de façon purement apolitique. « Tous les professionnels, ministères et politiciens sont rassurés et impressionnés du travail qui a été accompli jusqu’à maintenant, explique Albert Daoust, parce que toutes nos démarches ont été appuyées par des sommités dans leur domaine et parce que toutes les études ont été faites de façon neutre », signale-t-il.

Appui régional
Par ailleurs, Robert Sauvé et Albert Daoust affirment que l’appui des gens de la région au projet lui donne beaucoup de poids. « Nous avons le crédit d’avoir pu créer une synergie avec le milieu et les élus », argumente monsieur Sauvé. La députée Lucie Charlebois est aussi de cet avis. « Le projet est unanime dans Vaudreuil-Soulanges. Les 23 maires ont signé une résolution d’appui au projet, les gens d’affaires sont en sa faveur et la majorité des citoyens en veulent aussi », résume-t-elle, convaincue elle aussi qu’il s’agit d’un atout majeur à sa réalisation. « Le canal a longtemps été un moteur économique pour Soulanges, et on veut qu’il le redevienne », exprime celle qui dit rencontrer de plus en plus d’insistance de la population pour la réouverture du canal.

Nature du projet
Par ailleurs, selon messieurs Daoust et Sauvé, la nature même du projet joue en sa faveur. « L’humain, partout sur la planète, a toujours été attiré par les rives », explique Albert Daoust. Selon eux, le projet attirerait bon nombre de touristes, venus de partout. « C’est un dossier suprarégional, porteur et structurant pour toute l’économie », insiste Albert Daoust. Même d’un point de vue strictement axé sur le nautisme, il croit le projet déterminant. « La réouverture du canal désenclaverait les écluses de Beauharnois, qui freinent actuellement le développement du tourisme nautique au Québec », explique le directeur de la Régie, convaincu que le canal bénéficierait de la clientèle de l’Ontario et du nord-est des États-Unis. Ainsi, à bien des égards, le projet a une envergure touristique qui dépasse largement nos frontières.

Question d’investissement
D’autre part, le directeur de la Régie et son président sont aussi convaincus que le retour sur l’investissement du gouvernement justifie à lui seul qu’on injecte des fonds dans le projet. « En fait, la réouverture du canal de Soulanges, au coût estimé de 160 M$, générerait des retombées partout au Québec. Il y a un potentiel de 400 à 500 M$ d’investissements en rives du privé si le canal est rouvert », spécifie Albert Daoust, qui croit qu’il s’agit d’un puissant levier pour l’économie. « En plus, contrairement aux usines et aux multinationales, le canal ne pourra jamais déménager à l’étranger, et c’est là un élément important pour le gouvernement », explique-t-il. Par ailleurs, Robert Sauvé rappelle que le gouvernement doit investir dans le canal, de toute façon. « Les autorités ne peuvent laisser aller les structures et savent déjà que des travaux sont à faire sur le canal pour en maintenir la sécurité », rajoute-t-il.

Économie locale
Par contre, les deux hommes savent aussi que certains éléments jouent en défaveur du projet. « Notre faible taux de chômage est ce qui nuit le plus à l’avancement du projet, concède Robert Sauvé. On n’est pas une région où on a besoin de créer des emplois. En plus, le développement du canal accélérerait peut-être l’exode des régions, parce qu’on attirerait ici des jeunes qui viennent d’ailleurs », dit-il. Effectivement, Vaudreuil-Soulanges fait déjà face à une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs. Aussi, la pression subie par les ressources publiques dans la MRC est déjà forte. Problèmes en infrastructures routières, pénurie de places en garderie et manque de ressources en santé ne sont que quelques exemples. Peut-être le Conseil des ministres voudra-t-il effectivement investir l’argent public dans une région où l’économie bat de l’aile plus qu’ici…

« Par contre, défend Albert Daoust, Beauharnois-Salaberry a un grand bassin d’employés non spécialisés et un fort taux de chômage, ce qui peut fortement jouer dans la balance », dit-il.

Sphère politique
Actuellement, le dossier du canal de Soulanges est étudié de près au comité des projets prioritaires du gouvernement, au même titre que celui de Port Saguenay, qui pourrait accueillir des croisières internationales. Tous attendent avec impatience une réponse du gouvernement. « Le moment est venu de décider », affirme Lucie Charlebois. Bien qu’on ne sache pas concrètement ce qui se trame actuellement dans les coulisses du pouvoir, la députée confirme que le projet suscite beaucoup d’intérêt à Québec.


Gazette - Wednesday, Marsh 5, 2008


Canal plan pending: Fortier

by Nick Mayes


Régie du Canal Director General Albert Daoust Jr. demonstrates the feasibility of reopening the 23 km waterway.

Quebec and Ottawa are working on a proposal to reopen the Soulanges Canal, Federal Public Works Minister Michel Fortier has confirmed.

Fortier, the Conservative candidate in Vaudreuil-Soulanges riding, said last week Quebec Economic Development Minister Raymond Bachand has been asked by Premier Jean Charest to study a proposal to reopen the historic 23-kilometre waterway to pleasure boaters.
"Mr. Bachand has been asked by the premier to look into this," Fortier told the Hudson/St. Lazare Gazette Thursday. "I saw Mr. Bachand last week and it is my understanding that he will table with me and our government, a formal proposal."

Any decision to reopen the Soulanges Canal to pleasure boating is Quebec's, Fortier stressed. "It's not our canal, it's theirs," he said. "This thing was transferred to the province more than 40 years ago."

That said, the Conservative government is ready to consider any proposal to reopen the 110-year-old waterway once Quebec gives its blessing, Fortier said. "Right now it belongs to them but if they have views on governance, views on finance we'll consider them.

"I'm still looking for a proposal from the government of Quebec on this, a specific proposal," he added. "They need to tell us how they want to do this in a formal way and then we'll consider it."

Fortier acknowledged the fact that the project would represent a huge economic advantage for the region. The 15-year-old proposal, spearheaded by the Régie du Canal, has the support of two levels of regional government and tourism and business associations.

Plans call for the waterway to be turned into a pleasure boating mecca on the St. Lawrence, with the creation of docks, basins, boardwalks, refurbished locks and a virtual marine paradise to draw in pleasure boaters from the Eastern Seaboard and every population centre that can be reached via North American waterways.

Speaking on last week's federal budget, Fortier said his government's proposal to make the $2 billion gas tax payout to municipalities permanent will have enormous long-term consequences for Vaudreuil-Soulanges riding.

"It allows towns like Hudson to plan years ahead," Fortier explained. "They could perhaps even borrow based on the income flow coming. It opens up a lot of options to them that weren't there previously and this money will be there at the same time every year.

"Ask the mayors, this is significant. It means constructing roads, maintaining and building all sorts of other infrastructure like water and sewage treatment plants and that sort of [project].

Fortier credited the last two Harper Conservative budgets for enabling the two Vaudreuil-Soulanges detachments to hire eight new Sûreté du Québec police officers and said the $400 million Police Recruiting Trust Fund will provide for the means to hire up to 2,500 more police officers across Canada.

"There's going to be money flowing into Quebec because of this money, it's allocated pro-rata and it's a significant amount of money for Quebec and I'm hoping that it will help add even more bodies in Vaudreuil, " Fortier added.


Première Édition - Édition du 23 février 2008

Les finances du canal de Soulanges
Fin du processus de planification de réouverture

Marie-Jacinthe Roberge


Combien d’argent ont coûté la Régie intermunicipale du canal de Soulanges et les études, combien coûteraient les travaux de réouverture et combien d’argent le privé pourrait investir? Un vaste projet récréotouristique tout en chiffres…

Après des années de démarches entreprises par le milieu, par la Régie et de nombreuses études, les gens sont curieux de savoir combien a coûté le projet de réouverture du canal de Soulanges jusqu’à maintenant et quelles retombées il pourrait générer dans la région. Albert Daoust, directeur général de la Régie, et Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac et président de la Régie, résument la situation.

Coûts de la Régie, des études
Albert Daoust relate que la totalité des coûts de fonctionnement de la Régie et des études s’élève à 8 M$ depuis le début. « La Régie est financée à 70 % par le gouvernement », explique-t-il. Le reste des frais relatifs à la Régie est assumé par le milieu, principalement les municipalités concernées par le canal, à savoir Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac et Les Cèdres. Les 8 M$ investis auraient servi à financer les activités de la Régie, qui au plus fort du projet embauchait plusieurs personnes. Ils auraient également servi à couvrir les frais liés aux activités de démarchage international et à financer toutes les études techniques, environnementales et socioéconomiques. Le poste budgétaire à l’évidence le plus coûteux. Albert Daoust affirme qu’en moyenne la Régie coûte 3500 $ par semaine. Même en considérant entre 10 et 12 ans d’existence pour la Régie, on constate rapidement que les études ont gobé une grande quantité de fonds.

Coûts de réouverture
Selon Robert Sauvé, les coûts de la réouverture du canal de Soulanges sont actuellement estimés à 160 M$. « Ce montant couvre les coûts de la réouverture de la voie navigable, de ses infrastructures seulement. Ils ne comprennent pas l’aménagement de Port Soulanges », spécifie-t-il. Le montant peut sembler énorme pour de nombreuses personnes, mais Albert Daoust tient à remettre les choses en perspective. « Intrawest a investi plus de 2 G$ à Mont-Tremblant et les gens trouvent ça normal, alors pourquoi s’affoler du 160 M$ du canal de Soulanges? » questionne-t-il. Par ailleurs, il souligne que la réalisation du projet peut être étalée sur quelques années. « Si on fait trois phases de trois ans chacune et qu’on divise le 160 M$ pour les deux paliers de gouvernement, ça fait bien peu d’investissement par année pour chacun d’eux », argumente-t-il, fier de penser que cet investissement pourrait apporter beaucoup de retombées dans la région.

Levier pour le privé
Robert Sauvé et Albert Daoust affirment que des études démontrent que la réouverture du canal serait un puissant investissement pour les gouvernements. « Elles démontrent que le privé investirait entre 500 et 600 M$ aux abords du canal si on le rouvrait », explique Albert Daoust, qui compare ces chiffres à ceux du canal de Lachine. Depuis sa réouverture en 2002, au coût de 100 M$, le canal de Lachine a vu depuis entre 300 et 350 M$ du privé investis sur ses rives. « Le tourisme génère des retours sur les investissements pour le gouvernement et crée de la richesse », rajoute Robert Sauvé.

À quand les investissements?
Convaincus de l’intérêt des élus à financer le projet, Albert Daoust et Robert Sauvé attendent présentement une réponse provenant des plus hautes instances politiques de la province. « La décision est maintenant rendue au Conseil des ministres », relate Albert Daoust. Si le gouvernement devait dire oui au projet sous peu, la Régie intermunicipale du canal de Soulanges procèderait dès lors aux appels de propositions publics qui permettraient de dénicher les meilleurs promoteurs potentiels pour le dossier. Les élus réservent-ils une réponse positive pour bientôt? Tout le monde est en attente.


Le SOLEIL - Édition du 23 février 2008

Canal Soulanges
«Le ministre Fortier devrait être capable de prendre une décision»

- La députée Lucie Charlebois

Mario Pitre


La députée de Soulanges, Lucie Charlebois, a interpellé à son tour le ministre Michael Fortier au sujet de la réouverture du canal Soulanges. (Photo Le Soleil - Archives)

Réagissant avec passion aux propos émis la semaine dernière par le ministre Michael Fortier au sujet du canal Soulanges, la députée Lucie Charlebois dit ne pas comprendre pourquoi celui-ci n'est pas en mesure de prendre une décision, à la lumière de toutes les informations qu'il possède déjà sur ce dossier.

Interpellé une première fois par le préfet Normand Ménard et l'Association des Gens d'Affaires de Soulanges, le ministre fédéral des Travaux publics avait rétorqué qu'il attendait une proposition ferme de son vis-à-vis Raymond Bachand, responsable du dossier au sein du gouvernement Charest, pour confirmer l'implication d'Ottawa.

Questionnée à son tour mercredi dernier sur les propos de M. Fortier, la députée de Soulanges, Lucie Charlebois, a rappelé les multiples rencontres tenues depuis deux ans, lors desquelles celui-ci avait été informé sur le dossier de la réouverture du canal à la navigation de plaisance.

"M. Fortier ne peut pas prétendre qu'il n'a pas avoir toutes les informations voulues pour prendre une décision, tant sur les coûts de réfection que sur les retombées de quelque 550 millions $ provenant du secteur privé, que ce soit en développement immobilier ou touristique.

"Moi-même comme députée, je lui ai suggéré une formule de partage 50-50 entre les deux paliers de gouvernement. Si Marc Laviolette (ancien candidat péquiste en 2007) a pu se positionner sur le dossier, je ne vois pas pourquoi le ministre Fortier n'est pas capable de le ficeler. On en a connu des ministres dans le comté qui étaient capables de conclure un dossier."

Quant aux propos du ministre voulant qu'il attende une proposition de son vis-à-vis du Québec, Mme Charlebois a fait valoir que le dossier a été maintes fois abordé "lors de discussions de corridors" tenues entre les élus concernés.

"Il me semble que c'est pas compliqué, je veux qu'il (M. Fortier) le fasse, pour le milieu où il souhaite se faire élire. Il faut être visionnaire et tenir compte des investissements majeurs que ce projet amènera dans la région. Une chose est sûre, c'est que je ne lâcherai pas prise dans le dossier de la réouverture du canal Soulanges, car je sais qu'il est d'une extrême importance pour les gens d'ici", a-t-elle conclu.


Gazette - Wednesday, February 27, 2008


Canal reopening chorus grows in strength

by Jim Duff


Opened in 1897, the Soulanges Canal would be a major tourist attraction.

PINCOURT - Tourisme Suroît's president has joined the Vaudreuil-Soulanges and Beauharnois business communities in demanding that the Charest government take an immediate decision to move forward with the $160 million reopening of the Soulanges Canal.

In an open letter to Premier Jean Charest, Pincourt mayor and Tourisme Suroît president Michel Kandyba says the provincial government should treat the 23-kilometre canal and its banks as part of Tourism Québec's 'le Québec du Saint-Laurent' campaign. "It has become obvious that one of our greatest tourism potentials rests in the development of our canals, most notably the Soulanges, linking lakes St. Francis and St. Louis'," Kandyba writes.

The canal would be a cornerstone of the waterway network around the region, Kandyba's letter points out. The potential is there for an international-calibre tourist destination, it adds.

"Today the Régie intermunicipale du Canal de Soulanges has done its homework by supervising a number of feasibility studies on the viability of this project," the letter continues. "The last studies, commissioned by the provincial government, are nearing completion. The federal and provincial governments now have in hand all the data they need to proceed with the reconstruction of this exceptional resource."
Kandyba cautions against thinking of the project as a pipe dream. "We can't just leave it lying dormant....over and above its undeniable historic value, its revitalization is considered by the government of Quebec as a priority in terms of social-economic development.

"The longer we wait, the more it will cost and the more private-sector opportunities will be lost," Kandyba concluded.

...

Albert Daoust, Jr., director-general of the Régie intermunicipale du canal de Soulanges, took exception to a figure given in last week's story on the proposed reopening of the Soulanges Canal.

The total cost of reopening the Lachine Canal in 2002 was $100 million, not $270 million reported, he said. Documents show the City of Montreal contributed $61.5 million and the federal government, $38.5 million.

The point here is that the federal government contributed to the reopening of a canal built at the same time as the Soulanges Canal," Daoust noted.


Gazette - Wednesday, February 20, 2008

Soulanges Canal backers wield political lever

by Nick Mayes and Jim Duff

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Gazette - Wednesday, February 20, 2008


Soulanges Canal: massive model conveys the dream

by Nick Mayes

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Première Édition - Édition du 20 février 2008

Réouverture du canal de Soulanges
Les gens d’affaires interpellent Québec et Ottawa pour aller de l’avant

Daniel Grenier


Selon les dernières études, les coûts de la réouverture du canal de Soulanges sont maintenant évalués à 160 millions $. (Photo d’archives : Pierre Langevin), explique Albert Daoust. (Photo Daniel Cuillerier)


Les représentants de l’AGAS, Charles Fordham, Stéphane Hamel, président et Jean-François Blanchard, affirment que 2008 s’avère une année de vérité pour la réouverture du canal de Soulanges. Ça passe ou ça casse… (Photo : Le Journal)


Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, a lancé un message sans équivoque au ministre Michael Fortier pour faire progresser le dossier du canal.

Rare sont les projets d’envergure qui font l’unanimité au sein d’une région toute entière. La réouverture du canal de Soulanges en est un. «Il est temps d’agir et les deux paliers de gouvernement doivent embarquer dans le projet», ont clamé les dirigeants de l’Association des gens d’affaires de Soulanges (AGAS), réunis en conférence de presse, mercredi dernier.

Pour le président Stéphane Hamel, le vice-président Jean-François Blanchard et Charles Fordham, l’année 2008 en est une de vérité pour ce projet tant attendu. Certaines personnes osent même affirmer que ça passe ou ça casse en 2008.

La dernière décennie en a été une de discussions et d’études de toutes sortes qui ont coûté une véritable fortune aux contribuables. Selon les gens d’affaires, il faut maintenant passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire à l’étape de réalisation et au début des travaux.

Les principaux intervenants dans ce dossier attendent donc un signal du gouvernement du Québec pour aller de l’avant, de même qu’un coup de pouce du gouvernement fédéral.

«La Régie intermunicipale du canal de Soulanges a livré la marchandise. La réouverture du canal, ce n’est pas juste pour la région mais c’est pour le Québec au complet. La région de Soulanges s’est prise en main. Il s’agit de l’un des plus importants projets de développement en rives. Le gouvernement doit prendre les moyens qui s’imposent pour concrétiser 20 ans de travail achevé», a déclaré Stéphane Hamel.

Projet de 160 millions $
Le président de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, Albert Daoust, a mentionné que toutes les études requises sont maintenant complétées depuis décembre 2007.

La dernière en lice avait été annoncée par le premier ministre Jean Charest à Coteau-du-Lac, en août 2005. Le gouvernement du Québec avait alors alloué une somme de 2,4 millions $ pour évaluer les structures du canal en vue de déterminer les coûts du projet de réouverture. Jean Charest avait qualifié cette étape finale «d’avant projet-définitif».

Or, deux ans et demi plus tard, les coûts ont été réévalués à 160 millions $. Cette évaluation ne comprend pas les installations de Port Soulanges dont les investissements proviendront du secteur privé.

Selon M. Daoust, la plus récente évaluation comprend la réouverture du plan d’eau long de 23,5 kilomètres en trois phases, de même que toutes les infrastructures qui s’y rattachent.

Pour Jean-François Blanchard, il est indéniable que ce projet s’avérera un puissant levier économique au niveau régional. «C’est tout le développement en rives qui est concerné, c’est pour ça qu’on se manifeste», a-t-il exprimé.

C’est dans cette optique que le conseil d’administration de l’AGAS a adopté une résolution, le 5 février, «demandant fermement au gouvernement du Québec de procéder, sans délai, aux actions concrètes qui mèneront à la réouverture complète du canal de Soulanges.

L’organisme soutient notamment que toutes les études de faisabilité techniques et économiques ont été concluantes, sans compter que le projet suscite présentement un intérêt marqué auprès de plusieurs groupes d’investisseurs majeurs potentiels étrangers et québécois.

L’AGAS joue également la corde sensible en rappelant que la mise en valeur du canal de Soulanges fait partie des projets prioritaires du gouvernement du Québec et que le concept s’inscrit dans la nouvelle politique du ministère québécois du Tourisme en matière de développement de l’offre, en ajoutant le fleuve Saint-Laurent comme destination touristique à développer.

Le fruit est mûr…
Le président de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, Robert Sauvé, a pour sa part déclaré que le gouvernement provincial doit donner son aval le plus rapidement possible afin de bénéficier des dernières études réalisées.

«Les promoteurs demandent la certitude que les gouvernements vont aller de l’avant. C’est un projet suprarégional. L’Ontario est impliquée puisque la Ville de Cornwall veut également rouvrir son canal. Au Mont-Tremblant, ça pris 10 ans avant qu’il y ait une première pelletée de terre. Nous n’avons jamais été si près du but. Le fruit est mûr, il faut le cueillir», estime M. Sauvé qui est aussi maire de Coteau-du-Lac.

Il ajoute que plusieurs plans sont sur la table du ministère des Transports du Québec, qui est propriétaire du canal. «On parle constamment avec le MTQ», de révéler M. Sauvé.

Depuis 1998, un montant d’environ 8 millions $ a été investi pour des études de toutes sortes, dont 6,5 millions $ proviennent de Québec tandis que 1,5 million $ a été injecté par Ottawa et les municipalités.

Allo Ottawa!

Au fil des années, les représentants du gouvernement fédéral ont été peu bavards dans le dossier de la réouverture du canal de Soulanges.

Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, a d’ailleurs passé un message au ministre des Travaux publics et candidat conservateur dans le comté, Michael Fortier.

«La réouverture du canal de Soulanges est reconnue comme un projet structurant au niveau du milieu et au niveau de la Communauté métropolitaine de Montréal. Le projet a été reconnu par le monde des affaires de Vaudreuil-Soulanges et la MRC a donné son aval à sa réalisation.

«Il faut maintenant forcer les cordes du fédéral. Je ne suis pas si sûr que Michael Fortier bouge tant que ça pour faire avancer le dossier. Il marche sur les talons. Il va falloir qu’il bouge davantage s’il veut se faire élire aux prochaines élections. Nous avons déjà eu des ministres dans le comté qui ont été incapables de ficeler des ententes. M. Fortier doit être proactif et son gouvernement doit être à l’écoute du consensus développé à l’entour de ce projet», de conclure Normand Ménard.


Première Édition - Édition du 16 février 2008

Le long parcours du canal de Soulanges
Un projet de grande envergure

Marie-Jacinthe Roberge


Le canal de Soulanges se détériore d’année en année et le gouvernement se doit de l’entretenir pour des raisons de sécurité. « La réouverture du canal de Soulanges permettrait de rentabiliser les investissements requis », explique Albert Daoust. (Photo Daniel Cuillerier)

Vaudreuil-Soulanges – Depuis sa fermeture en 1959, on parle de rouvrir le canal de Soulanges à la navigation de plaisance. Aujourd’hui, l’avenir du projet est entre les mains du Conseil des ministres. Un bref retour en arrière rappelle l’envergure et la complexité du projet.

C’est en 1993 que l’Association des gens d’affaires de Soulanges (AGAS) a donné le véritable coup d’envoi au projet. Elle dépose alors un mémoire proposant le développement du comté de Soulanges par la remise à niveau du canal. Voilà une stratégie de développement régional qui trouve écho dans la communauté.

Mobilisation régionale.
Un comité d’analyse du dossier est alors créé, sous la gouverne de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Une première étude de préfaisabilité est effectuée. Devant les conclusions naît l’ancêtre de l’actuelle Régie intermunicipale du canal de Soulanges, la Société de développement du canal de Soulanges. Plusieurs instances régionales y figurent : la MRC, les municipalités de Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac et Les Coteaux, en plus de l’AGAS. Tous rêvent du jour où le canal accueillera de nouveau des bateaux.

Dossier lourd
Or, après avoir procédé à une étude de faisabilité technique et économique, par la suite complétée par plusieurs autres études, les intervenants impliqués dans la Société de développement du canal de Soulanges réalisent l’ampleur du dossier et décident de créer la Régie pour poursuivre les démarches. « Le dossier ne pouvait plus être géré par un organisme sans but lucratif », explique Albert Daoust, directeur général de la Régie. Celle-ci voit donc le jour en 1999 et bénéficie dorénavant de fonds provenant à 70 % du gouvernement.

Question d’argent
Avec ses ressources financières bonifiées, la Régie peut partir à la recherche de promoteurs privés potentiellement intéressés à investir aux abords du canal. « Les résultats ont été décevants », raconte Albert Daoust. Pour quelle raison? « Parce que les promoteurs étaient intéressés seulement si le gouvernement démontrait son intention claire de procéder à la réouverture du canal », relate le directeur de la Régie. Au privé comme au public, convaincre les gens n’était pas chose simple.

Complexité inouïe
C’est que le projet de réouverture du canal de Soulanges est particulièrement complexe. Le simple nombre d’instances politiques impliquées donne le vertige. Sous la responsabilité du ministère des Transports, le canal traverse quatre municipalités, et sa réouverture demande des négociations avec plus d’une douzaine de ministères provinciaux et fédéraux. Tous demandent des études exhaustives.

Ces études sont d’autant plus élaborées que la réouverture du canal de Soulanges serait, d’un point de vue technique, une entreprise colossale. Le canal parcourt 23 km (comprend donc 46 km de rives), comporte cinq écluses et cinq ouvrages de régulation des eaux, est traversé par sept ponts routiers et un pont ferroviaire (devant tous être transformés en ponts mobiles), demande la modification de services publics – lignes électriques, téléphoniques et câbles – et la reconfiguration de chenaux, d’accès routiers et de ponts piétonniers. Loin d’être une mince affaire.

Difficiles comparaisons
Voilà pourquoi les délais ont été longs, selon Albert Daoust. « Par exemple, la réouverture de l’ancien canal de Beauharnois, à Salaberry-de-Valleyfield, a pris cinq ans d’études, et le dossier est moins élaboré que celui de Soulanges », explique-t-il. Il précise que l’ancien canal de Beauharnois est long de 300 mètres, qu’il comprend seulement deux ponts piétonniers et 100 mètres de promenade, en plus d’être sous la responsabilité que d’une seule municipalité. Selon lui, la réouverture plus rapide de l’ancien canal de Beauharnois n’enlève rien au canal de Soulanges. « Celui de Salaberry-de-Valleyfield s’élève à environ 4,5 M$ et n’a pas nécessité d’études socio-économiques, alors que les coûts estimés de Soulanges s’élèvent à 160 M$ et que nous avons dû prouver la rentabilité du projet », argumente-t-il.

Beaux exemples
Par ailleurs, Albert Daoust atteste que l’ancien canal de Beauharnois, comme celui de Lachine, fournit l’exemple indéniable que le développement en rive est un gage de succès. « La rue Victoria à Salaberry-de-Valleyfield ne sera plus jamais la même. L’apport du spectacle nautique présent dans le centre-ville a créé une dynamique extraordinaire. Le développement du canal de Soulanges est lui aussi axé sur le potentiel du développement en rive, s’enthousiasme-t-il. En plus, il s’agit d’un outil génial pour la conservation de notre patrimoine de la navigation », ajoute-t-il.

Projet par phases?
Si le projet est accepté au Conseil des ministres, la Régie est prête à aller de l’avant. Elle est aussi ouverte à une réouverture par phases, si les gouvernements ne veulent pas tout faire d’un seul coup. « Dans ce cas, on débuterait par le côté ouest (par Les Coteaux), on ferait ensuite le côté Est (par Pointe-des-Cascades), pour terminer par la portion du milieu, explique Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac et président de la Régie. Par contre, rappelle-t-il, nous savons que l’ouverture complète du canal est nécessaire pour susciter des investissements du privé. » Seul l’avenir saura dire si le projet sera accepté au gouvernement et comment il sera orchestré.


Première Édition - Édition du 16 février 2008

Le canal de Soulanges compte sur Charest
Le feu vert pourra être donné d’ici peu

Mélanie Meloche-Holubowski


Charles Fordham, Stéphane Hamel et Jean-François Blanchard, de l’Association des gens d’affaires de Soulanges, ont demandé à tous d’écrire à Jean Charest pour qu’une décision soit prise rapidement dans le dossier du canal de Soulanges. (Daniel Cuillerier)


Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, a insisté pour que le ministre Michael M Fortier s’implique dans le projet. (Daniel Cuillerier)

La décision de rouvrir le canal de Soulanges est dans les mains du premier ministre du Québec, Jean Charest, et la région réclame que le projet puisse débuter dès cette année.

« Il est temps d’agir », dit Stéphane Hamel, le président de l’Association des gens d’affaires de Soulanges (AGAS). « Nous demandons au gouvernement du Québec de concrétiser 20 ans de travail acharné. » Au nom de l’AGAS, il invite les gens, , à se mobiliser et à écrire aux députés pour qu’une décision soit prise le plus vite possible.

Les dernières études ont été complétées en décembre 2007, et la Régie intermunicipale du canal de Soulanges n’attend que le feu vert du premier ministre Jean Charest pour entreprendre les travaux.

Tous ont peur que, si la décision est trop retardée, le projet ne voie pas le jour avant de nombreuses années. « Si on remet ça sur la tablette, dans deux ans il faudra refaire toutes les études », dit Charles Fordham, de l’AGAS.

« Nous n’avons jamais été aussi près du but », affirme Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac. Le moment ne peut pas être plus propice pour aller de l’avant. »

De plus, les coûts du projet pourraient augmenter si la décision finale n’est pas prise bientôt. Le coût du projet est maintenant de l’ordre de 160 M$. Cette somme n’inclut pas les coûts pour le port de Soulanges, qui seront assumés par des investisseurs privés. « Mais on doit comprendre qu’il ne faut pas voir ces millions de dollars comme une dépense majeure, mais comme un investissement pour la région », dit M. Fordham. La région pourra devenir un endroit touristique d’envergure et jouirad’importantes retombées économiques.

Un projet bien vivant
Robert Sauvé dit qu’il comprend que la population se demande si le projet naîtra réellement un jour. « C’est sûr, nous travaillons depuis 16 ans. Mais il faut penser qu’un projet comme celui de Tremblant a pris 10 ans d’études. Nous ne sommes pas l’exception à la règle. »

M. Fordham ajoute que des études exhaustives étaient nécessaires pour bien planifier les travaux et les coûts. « M. Charest voulait s’assurer du coup. Lorsqu’on parle d’argent public, on peut comprendre que ces études ne soient pas un luxe. »

Albert D’Aoust, le directeur général de la Régie, ajoute que les études environnementales, sociales, économiques et d’impact ont toutes été faites.

Pressions politiques
Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, interpelle le gouvernement fédéral, plus particulièrement le ministre des Travaux publics, Michael M Fortier, de faire des pressions politiques auprès du gouvernement provincial pour finaliser le dossier. « Nous avons entendu M. Fortier dire à Saint-Lazare qu’il aiderait dans le dossier. Mais ce ne furent que des promesses non tenues. Il ne faut pas qu’il soit passif s’il veut se faire élire dans la région. »

Michael M Fortier affirme qu’il a rencontré la Régie il y a un an pour comprendre le projet, mais qu’il doit attendre la décision du gouvernement provincial avant de s’impliquer.

M. Ménard souligne que la députée de Soulanges, Lucie Charlebois, avait énormément aidé à faire avancer le dossier.

M. Sauvé ajoute que les deux paliers de gouvernement doivent travailler en concertation pour prendre une décision rapide et voir la construction débuter en 2008. « Si nous pouvions, nous aimerions avoir la réponse demain matin », dit Jean-François Blanchard, de l’AGAS. « Nous sommes prêts. »


Le Soleil de Valleyfield - Édition du 16 février 2008

Canal Soulanges
«C'est le temps d'agir» avertissent les gens d'affaires

Mario Pitre


Le projet de réfection et de réouverture du canal Soulanges est maintenant évalué à 160 millions $. Il était estimé à 35 millions $ il y a dix ans. (Photo Le Soleil - Archives)


Le préfet de la MRC Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, a sérieusement interpellé le ministre Michael Fortier dans le dossier du canal Soulanges. (Photo www.touchedubois.com)

Le projet de réouverture du canal Soulanges est maintenant parvenu à maturité, estiment les porte-parole de l'Association des gens d'affaires de Soulanges (AGAS). Ceux-ci pressent maintenant Québec et Ottawa de délier les cordons de leurs bourses dès cette année afin de donner un signal clair aux investisseurs.

Charles Fordham, Stéphane Hamel et Jean-François Blanchard se sont adressés aux médias mercredi dernier en conférence de presse pour faire savoir que toutes les études exigées par Québec dans ce dossier étaient maintenant à jour. Les coûts ont également été réévalués à quelque 160 millions $.

Solidaires comme jamais dans ce dossier capital pour la région, les gens d'affaires de Soulanges ont répété à maintes reprises que "le fruit est mûr, il faut maintenant le cueillir."

Ceux-ci ont en main les résultats d'une étude complétée en décembre dernier, et pour laquelle le Premier ministre Jean Charest avait annoncé une contribution de 2,4 millions en août 2005.

Selon le directeur de la Régie intermunicipale du canal Soulanges, Albert Jr Daoust, cette étude comporte toutes les mises à jour concernant les différentes interventions qui seront requises pour permettre la réouverture du canal. Ces données ne touchent pas uniquement la réfection et le fonctionnement du canal, mais également les aménagements connexes, notamment ceux touchant les infrastructures routières.

Dans une résolution adoptée le 5 février dernier, l'AGAS "demande fermement au gouvernement du Québec de procéder, sans délai, aux actions concrètes qui mèneront à la réouverture complète du canal de Soulanges.

L'organisme fait valoir que le projet a déjà été identifié comme une priorité par le gouvernement du Québec, qu'il fait l'objet d'un large consensus au sein des milieux d'affaires et politiques du milieu et de toute la région et qu'il suscite un intérêt marqué chez plusieurs groupes d'investisseurs du secteur privé.

De plus, cette réouverture s'inscrit pleinement dans un vaste plan de développement en rives touchant non seulement la région, mais tout le bassin hydrographique du nord-est du continent.

"Le timing ne peut pas être meilleur qu'aujourd'hui pour aller de l'avant dans ce projet, si on ne veut pas avoir à reprendre ces mêmes études dans deux ou trois ans", a rajouté le président de la Régie, Robert Sauvé, également maire de Coteau-du-Lac.

Considéré comme un des pionniers du projet, Charles Fordham a aussi rappelé que "ce 160 millions $ ne représente pas une dépense, mais un investissement judicieux qui va revenir en taxes dans les coffres des gouvernements."

Michael Fortier interpellé
Si Québec a déjà démontré son intérêt dans ce projet , les gens d'affaires se disent inquiets du silence du gouvernement fédéral dans ce dossier, et n'hésitent pas à l'interpeller publiquement, a fait savoir le président de l'AGAS, Stéphane Hamel.

Le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots à l'endroit du ministre des Travaux publics, Michael Fortier, dont l'attachée politique, Marie Kirouac, se trouvait sur place.

"Si M. Fortier veut se faire élire dans le comté, il devra bouger davantage qu'il ne le fait présentement. On a déjà eu des ministres dans le comté qui ont été capables de ficeler des ententes, et M. Fortier se doit d'être pro-actif. Son gouvernement doit être à l'écoute du consensus qui s'est établi dans la région", a-t-il lancé avec une ferveur qu'on ne lui connaissait pas.

M. Fortier est attendu à Coteau-du-Lac prochainement, a indiqué le maire Robert Sauvé, qui a dit souhaiter que le ministre puisse s'asseoir avec son homologue québécois André Bachand pour en arriver à une entente de partenariat.

Depuis sa fondation en 1992, l'Association des gens d'affaires de Soulanges s'est dévouée corps et âme à la réouverture du canal long de 23 kilomètres. Maintenant que tous les éléments sont réunis, ses dirigeants estiment qu'il revient aux gouvernements de prendre les décisions qui s'imposent.

Gestes d'appui
L'AGAS entend mettre de l'avant diverses mesures dans les prochaines semaines afin d'intensifier les pressions auprès des élus, en impliquant la population, organismes et les milieux d'affaires.


Le Soleil de Valleyfield - Édition du 25 février 2006

Le canal Soulanges, un élément-clé du développement riverain au Québec
Le tourisme nautique était au centre d'un important forum mardi dernier à Valleyfield

Mario Pitre


La ministre du Tourisme, Françoise Gauthier, a été accueillie mardi dernier au Forum sur le développement en rives par le président de la Régie du canal Soulanges, Robert Sauvé, la députée Lucie Charlebois, et le maire de Valleyfield, Denis Lapointe. (Photo Le Soleil - M.P.)

Plus de 200 représentants d'organismes reliés au tourisme nautique se sont réunis à l'hôtel Plaza Valleyfield mardi dernier à l'occasion d'un important forum où une quinzaine de projets de développements riverains ont été présentés, laissant miroiter des investissements de centaines de millions $ pour le Québec.

Le Forum sur le développement en rives était organisé par la Régie intermunicipale du canal Soulanges, dont le projet de réouverture à la navigation représente un élément-clé du développement du tourisme nautique au Québec.

Prenant la parole au cours de la journée, le président de la Régie, Robert Sauvé, s'est dit fier d'accueillir pour l'occasion "la sommité des conférenciers dans le domaine du tourisme nautique."

Durant toute la journée, les participants ont assisté à la présentation d'importants projets de développements riverains, notamment ceux touchant le vieux canal de Beauharnois, le canal Soulanges, mais aussi le canal Galop de Cornwall, le Réseau bleu de Montréal, le développement Lakes to Locks Passage, de l'état de New-York, la Société du Havre, le port de plaisance de Lachine, le Vieux-Port de Montréal, le Yacht Club de Montréal, et le projet portuaire de Sorel-Tracy.

Plusieurs des conférenciers appelés à la tribune ont fait ressortir la nécessité d'agir solidairement pour favoriser le développement du tourisme nautique.

Dans les priorités de la ministre
Invitée d'honneur à ce forum, la ministre du Tourisme, Françoise Gauthier, a rappelé que plusieurs études réalisées au cours des dernières années ont démontré le potentiel du développement riverain en gestation au Québec. Elle aussi mentionné que le tourisme nautique apparaissait parmi les 14 priorités économiques identifiées par le gouvernement Charest.

La ministre a aussi annoncé que le tourisme nautique aura bientôt son représentant au Conseil des partenaires de l'industrie touristique, dont la mission est de conseiller celle-ci afin de favoriser des formules d'investissement en partenariat public-privé.

Accompagnée de la député de Soulanges, Lucie Charlebois, la ministre Gauthier a également eu l'opportunité de visiter différents sites de la région qui témoignent du potentiel de développement en rives.

Et Valleyfield là-dedans ?
Le maire Denis Lapointe a eu l'occasion de prendre la parole à deux reprises lors de cette journée, notamment pour présenter le projet de réouverture du vieux canal, au centre-ville de Valleyfield.

Interrogé par Le Soleil, celui-ci s'est montré confiant que l'année 2006 marque le début d'un vaste réseau de différentes destinations nautiques au Québec et en Ontario, où les plaisanciers de partout pourraient transiter durant la belle saison.

"Avec son caractère nautique et sa situation géographique enviable, Salaberry-de-Valleyfield doit absolument s'inscrire dans cette offre touristique", a-t-il fait valoir. Le maire a aussi profité de la présence de la ministre pour l'inviter personnellement à visiter les nouvelles installations du vieux canal lorsque celui-ci sera réouvert, d'ici quelques mois.


Le Journal St-François - Édition du 31 août 2005

Le projet de réouverture du canal de Soulanges ressuscite
Jean Charest alloue 2,4 millions $ pour évaluer les structures et les coûts

Daniel Grenier

lors que le gouvernement libéral provincial répète sans cesse qu'il n'a pas d'argent pour les syndiqués du secteur public, voilà que le premier ministre Jean Charest a annoncé qu'il allouait une somme de 2,4 millions $ pour évaluer les structures du canal de Soulanges en vue de déterminer les coûts du projet de réouverture tant souhaité depuis plus d'une décennie.

Le premier ministre a fait cette annonce surprise, vendredi dernier, au Centre communautaire Wilson de Coteau-du-Lac, en présence du ministre de la Justice et député de Vaudreuil, Yvon Marcoux ainsi que de la députée de Soulanges et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois.

"C'est une journée importante pour le développement de la région. Le projet de réouverture du canal de Soulanges franchit une nouvelle étape avec une aide financière pour l'évaluation des ouvrages et la dimension technique", d'exprimer M. Charest qui a qualifié cette annonce "d'avant-projet définitif".

Le montant consenti provient de quatre ministères : Transports, Affaires municipales, Tourisme et Développement économique régional. Une partie de l'enveloppe budgétaire (environ 400 000 $) sera versée directement à la Régie intermunicipale du canal de Soulanges pour assurer son fonctionnement durant les deux prochaines années.

Malgré tout, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. La décision finale de rouvrir le plan d'eau long de 23,5 kilomètres n'est pas encore prise et aucun échéancier n'a été avancé. Cependant, on peut affirmer sans l'ombre d'un doute qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction. Les douze prochains mois seront déterminants pour l'avenir du projet.

Comme l'a si bien dit le directeur de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, Albert Daoust, le gouvernement québécois n'investirait pas 2,4 millions $ s'il ne croyait pas aux retombées de ce projet récréotouristique d'envergure.

D'ailleurs, depuis 1998, c'est environ 5 millions $ qui ont été investis par les gouvernements provincial, fédéral ainsi que par la MRC de Vaudreuil-Soulanges en études de toutes sortes dont celles de préfaisabilité et de faisabilité.

Inspections sous-marines
Cette fois-ci, il s'agit essentiellement de procéder à une analyse pointue des différents ouvrages existants (écluses, ponts et autres) par le biais d'inspections sous-marines. En fait, c'est la première fois que des études seront effectuées dans l'eau afin de valider toutes les autres études réalisées précédemment.

C'est à partir de ces analyses que l'on connaîtra les véritables coûts du projet ainsi que l'échéancier des travaux.

Il va sans dire que cette stratégie du gouvernement Charest est diamétralement opposée à l'ancien gouvernement péquiste. Les autorités en place s'inspirent plutôt de ce qui a été fait pour la réouverture du canal Lachine.

"L'investissement du gouvernement dans le canal de Soulanges va amener des investissements du secteur privé contrairement au Parti québécois qui voulait que le privé investisse avant le gouvernement", a fait remarquer Jean Charest.

Pour sa part, la députée Lucie Charlebois était fière de mentionner qu'une autre étape importante sera franchie dans ce fameux dossier qu'elle connaît bien pour l'avoir piloté alors qu'elle était à la barre de l'Association des gens d'affaires de Soulanges.

"La réouverture du canal de Soulanges, ce n'est pas juste pour faire passer des bateaux. Ça va être la porte d'entrée par excellence des voies maritimes du Québec. On y ajoutera 1200 places d'accueil pour les plaisanciers. Des projets résidentiels et commerciaux vont s'y greffer et il y aura des centaines d'emplois créés", estime-t-elle.

Questionnée au sujet de cette autre sempiternelle étude et de l'absence d'un échéancier précis, la députée Charlebois n'a pas mis de temps à répondre.

"Cette nouvelle étape permettra de valider les coûts. On ne veut pas d'un autre métro de Laval ou d'un autre Gaspésia dans notre comté. On veut rétrécir les possibilités d'un écart des coûts projetés. Des scénarios d'échéancier seront présentés à la suite de cette étude", soutient Mme Charlebois.

Quoiqu'il en soi, alors qu'un bon nombre de citoyens croyaient que la réouverture du canal de Soulanges était sur le respirateur artificiel, voilà que le gouvernement Charest redonne espoir au projet. Verra-t-on des travaux concrets dans un proche avenir? C'est ce que l'on souhaite puisque la patience a des limites...

Dans un autre ordre d'idées, la patience des syndiqués de la Fonction publique a également ses limites. Le passage de Jean Charest à Coteau-du-Lac n'est pas passé inaperçu alors que des manifestants de la CSQ, entre autres, l'ont accueilli dans l'entrée du stationnement du parc Wilson afin de démontrer leur mécontentement.



Le Soleil de Valleyfield - Édition du 27 août 2005

2,4 millions $ pour analyser les coûts et les impacts du projet
Le gouvernement Charest redonne vie au projet de réouverture du canal Soulanges

Mario Pitre

De passage dans la région hier (vendredi), le premier ministre Jean Charest s'est arrêté à Coteau-du-Lac pour y annoncer l'octroi d'une somme de 2,4 millions $ qui servira à "déterminer les différents éléments techniques du projet de réouverture du canal Soulanges, de manière à en préciser les coûts et les impacts environnementaux."

Bien qu'elle ne donne pas encore le feu vert à la réouverture du canal, cette annonce faite par le chef du gouvernement vient redonner un nouveau souffle à ce projet récréotouristique, qui avait été passablement mis dans l'ombre au cours des dernières années, voire placé sur respirateur.

"En injectant 2,4 millions $, le gouvernement franchit une nouvelle étape et réaffirme sa détermination à soutenir la région dans le développement de son potentiel économique et récréotouristique. À la lumière des résultats, le gouvernement connaîtra les coûts exacts du projet et pourra ainsi planifier adéquatement les possibilités de réouverture du canal Soulanges", a déclaré M. Charest.

À cet égard, ces nouvelles études viendront en quelque sorte approfondir et mettre à jour certaines données obtenues il y a quelques années dans l'étude de faisabilité du projet, dont les coûts pour la mise en fonction du canal étaient alors estimés à 35 millions $. On parlerait éventuellement de coûts se rapprochant davantage des 50 millions $.

Rappelons que depuis la fin des années 90, le gouvernement du Québec aura injecté plus de 4 millions $ uniquement en études dans la préparation de ce projet.

M. Charest a cependant expliqué que, contrairement à l'ancien gouvernement péquiste, son gouvernement souhaitait d'abord réouvrir le canal afin d'y attirer des investisseurs, comme dans le cas du canal Lachine, au lieu d'attendre que des investisseurs se pointent pour réouvrir le canal.

Heureuse d'accueillir son chef chez elle à Coteau-du-Lac, la députée Lucie Charlebois a précisé qu'une partie des sommes annoncées hier sera versée directement à la Régie intermunicipale du canal Soulanges, et viendra ainsi assurer son fonctionnement pour les deux prochaines années.

"La régie pourra maintenir la coordination entre les municipalités concernées et poursuivre son rôle-conseil auprès du gouvernement et le lien avec les investisseurs potentiels.

Incidemment, le directeur général de la Régie, Albert Jr Daoust, confirmait récemment que des investisseurs continuaient toujours d'aller chercher des informations sur le projet de réouverture, bien que sa remise en état n'ait pas été annoncée encore.

Fermé à la navigation depuis 1959, après une activité qui avait duré une soixantaine d'années, le canal Soulanges pourrait éventuellement constituer un lien privilégié pour la navigation de plaisance, reliant la région de Montréal à celle des Grands Lacs.

Lors de son passage de vendredi, le premier ministre avait d'abord été invité à la station de radio de Valleyfield. Il s'est rendu par la suite au Pavillon Wilson pour faire cette annonce, où il a été accueilli par des manifestants de la Fonction publique.