L'Étoile - Édition du 08 avril 2008
Venu rencontrer la Régie intermunicipale
Raymond Bachand travaille pour la réouverture du canal
Marie-Jacinthe
Roberge
Vendredi
dernier, une importante séance de travail avec les membres
de la Régie intermunicipale du canal de Soulanges a eu
lieu. Les derniers éléments du dossier seront bientôt
ficelés.
Lors
de cette rencontre, Raymond Bouchard, ministre du Développement
économique, de l'Innovation et de l'Exportation et ministre
du Tourisme, accompagné de la députée de
Soulanges et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois,
ont rencontré les membres de la région afin de faire
le point sur l'état d'avancement de la réouverture
du canal de Soulanges. Robert Sauvé, président de
la Régie et maire de Coteau-du-Lac, Réal Boisvert,
maire des Coteaux, Géraldine Quesnel, mairesse des Cèdres,
et Normand Ménard, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges,
étaient présent.
Bien
ficeler le dossier
À
la lumière des discussions avec le ministre Bachand, il
a été établi que certains éléments
du dossier méritaient encore éclaircissement avant
le dépôt d’une demande formelle au Conseil
du trésor et au Conseil des ministres. « L'engagement
du gouvernement du Québec se fera sur la base d'un projet
ficelé avec rigueur dans les moindres détails »,
a indiqué Lucie Charlebois, consciente de devoir présenter
un dossier parfaitement étoffé. Parmi les éléments
qui auraient encore besoin de réponses, elle mentionne
notamment la gestion des appels de propositions publics destinés
aux entrepreneurs privés, le mode de gestion de la Régie
et le processus de transfert des terrains.
Nouvel
appui à la Régie
Afin
de préciser ces éléments manquants, il a
été décidé à cette rencontre
qu’une somme de 80 000 $ sera allouée à la
Régie intermunicipale du canal de Soulanges pour la poursuite
du dossier. Le financement de la Régie, devant prendre
fin le 31 mars, est donc reconduit jusqu’en juin. «
Il s'agit là d'une excellente nouvelle. Cela nous permettra
de préciser certains éléments afin d’obtenir
une prise de décision favorable de la part du gouvernement
», a souligné avec enthousiasme Robert Sauvé.
« Le ministre Bachand est un homme de grande rigueur. Comme
il est convaincu du dossier, il veut s’assurer de ne rien
oublier », de préciser Lucie Charlebois.
Attentes
face au fédéral
Par
ailleurs, les attentes du gouvernement provincial face au fédéral
demeurent les mêmes. « Lorsque Québec ira de
l'avant, il ira pour l'ensemble de sa contribution dans le projet
et certainement qu’il aimera compter sur la contribution
du gouvernement fédéral », de réitérer
Raymond Bachand. Par contre, Québec n’attendra pas
Ottawa pour bouger. « Nous devons déclencher le processus
et nous serons proactifs », a dit Lucie Charlebois, qui
n’a eu aucune nouvelle de Michael M Fortier concernant ce
dossier au cours des derniers mois, mais qui ne s’en inquiète
pas outre mesure. « Je suis convaincue que le fédéral
emboîtera le pas, parce que les gagnants attirent les gagnants
», a-t-elle exprimé, convaincue.
Rencontre
fructueuse
La
députée est ressortie de cette rencontre intimement
convaincue de l’appui indéfectible du ministre au
dossier de réouverture du canal et avec l’impression
qu’on a jamais été aussi près du but.
Le ministre semble en effet enthousiaste. « En plus d'être
un projet structurant pour l'économie de la région,
il s'agit d'un chantier majeur de développement de l'offre
touristique pour le Québec. Je ferai équipe avec
vous pour qu'il devienne réalité », a-t-il
conclu.
L'Étoile
- Édition du 05 mars 2008
L’heure des bilans pour le canal de Soulanges
Dans l’attente d’une décision gouvernementale
Marie-Jacinthe
Roberge

Construit à la fin du XIXe siècle,
le canal de Soulanges a été fermé à
la navigation en 1959. Transféré à Québec
en 1964, il serait le seul canal de tout le Canada qui ne
soit pas fédéral. (Photothèque)
|
Alors
que la Régie intermunicipale du canal de Soulanges, ayant
fourni toutes les études et réponses nécessaires
aux décideurs, arrive à la fin de son mandat, quels
éléments pèseront dans la balance pour qu’enfin
les autorités donnent une réponse formelle au projet?
Albert
Daoust, directeur de la Régie intermunicipale du canal
de Soulanges, et Robert Sauvé, président de la Régie,
affirment ne jamais s’être rendus aussi loin dans
le processus politique. Quels facteurs déterminants jouent
en faveur du projet et quels autres peuvent nuire à son
avancement?
Réponses
claires
D’entrée
de jeu, Albert Daoust et Robert Sauvé s’entendent
pour dire que le travail accompli par leur organisation pèsera
fort dans la balance. La Régie a maintenant terminé
de fournir les études, plans et soumissions que le gouvernement
attendait pour prendre une décision. Un travail colossal
qu’ils disent avoir accompli de façon purement apolitique.
« Tous les professionnels, ministères et politiciens
sont rassurés et impressionnés du travail qui a
été accompli jusqu’à maintenant, explique
Albert Daoust, parce que toutes nos démarches ont été
appuyées par des sommités dans leur domaine et parce
que toutes les études ont été faites de façon
neutre », signale-t-il.
Appui
régional
Par ailleurs, Robert Sauvé et Albert Daoust affirment que
l’appui des gens de la région au projet lui donne
beaucoup de poids. « Nous avons le crédit d’avoir
pu créer une synergie avec le milieu et les élus
», argumente monsieur Sauvé. La députée
Lucie Charlebois est aussi de cet avis. « Le projet est
unanime dans Vaudreuil-Soulanges. Les 23 maires ont signé
une résolution d’appui au projet, les gens d’affaires
sont en sa faveur et la majorité des citoyens en veulent
aussi », résume-t-elle, convaincue elle aussi qu’il
s’agit d’un atout majeur à sa réalisation.
« Le canal a longtemps été un moteur économique
pour Soulanges, et on veut qu’il le redevienne »,
exprime celle qui dit rencontrer de plus en plus d’insistance
de la population pour la réouverture du canal.
Nature
du projet
Par
ailleurs, selon messieurs Daoust et Sauvé, la nature même
du projet joue en sa faveur. « L’humain, partout sur
la planète, a toujours été attiré
par les rives », explique Albert Daoust. Selon eux, le projet
attirerait bon nombre de touristes, venus de partout. «
C’est un dossier suprarégional, porteur et structurant
pour toute l’économie », insiste Albert Daoust.
Même d’un point de vue strictement axé sur
le nautisme, il croit le projet déterminant. « La
réouverture du canal désenclaverait les écluses
de Beauharnois, qui freinent actuellement le développement
du tourisme nautique au Québec », explique le directeur
de la Régie, convaincu que le canal bénéficierait
de la clientèle de l’Ontario et du nord-est des États-Unis.
Ainsi, à bien des égards, le projet a une envergure
touristique qui dépasse largement nos frontières.
Question
d’investissement
D’autre
part, le directeur de la Régie et son président
sont aussi convaincus que le retour sur l’investissement
du gouvernement justifie à lui seul qu’on injecte
des fonds dans le projet. « En fait, la réouverture
du canal de Soulanges, au coût estimé de 160 M$,
générerait des retombées partout au Québec.
Il y a un potentiel de 400 à 500 M$ d’investissements
en rives du privé si le canal est rouvert », spécifie
Albert Daoust, qui croit qu’il s’agit d’un puissant
levier pour l’économie. « En plus, contrairement
aux usines et aux multinationales, le canal ne pourra jamais déménager
à l’étranger, et c’est là un
élément important pour le gouvernement »,
explique-t-il. Par ailleurs, Robert Sauvé rappelle que
le gouvernement doit investir dans le canal, de toute façon.
« Les autorités ne peuvent laisser aller les structures
et savent déjà que des travaux sont à faire
sur le canal pour en maintenir la sécurité »,
rajoute-t-il.
Économie
locale
Par contre, les deux hommes savent aussi que certains
éléments jouent en défaveur du projet. «
Notre faible taux de chômage est ce qui nuit le plus à
l’avancement du projet, concède Robert Sauvé.
On n’est pas une région où on a besoin de
créer des emplois. En plus, le développement du
canal accélérerait peut-être l’exode
des régions, parce qu’on attirerait ici des jeunes
qui viennent d’ailleurs », dit-il. Effectivement,
Vaudreuil-Soulanges fait déjà face à une
pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs.
Aussi, la pression subie par les ressources publiques dans la
MRC est déjà forte. Problèmes en infrastructures
routières, pénurie de places en garderie et manque
de ressources en santé ne sont que quelques exemples. Peut-être
le Conseil des ministres voudra-t-il effectivement investir l’argent
public dans une région où l’économie
bat de l’aile plus qu’ici…
«
Par contre, défend Albert Daoust, Beauharnois-Salaberry
a un grand bassin d’employés non spécialisés
et un fort taux de chômage, ce qui peut fortement jouer
dans la balance », dit-il.
Sphère
politique
Actuellement,
le dossier du canal de Soulanges est étudié de près
au comité des projets prioritaires du gouvernement, au
même titre que celui de Port Saguenay, qui pourrait accueillir
des croisières internationales. Tous attendent avec impatience
une réponse du gouvernement. « Le moment est venu
de décider », affirme Lucie Charlebois. Bien qu’on
ne sache pas concrètement ce qui se trame actuellement
dans les coulisses du pouvoir, la députée confirme
que le projet suscite beaucoup d’intérêt à
Québec.
Gazette - Wednesday, Marsh 5, 2008
Canal plan pending: Fortier
by
Nick Mayes

Régie
du Canal Director General Albert Daoust Jr. demonstrates
the feasibility of reopening the 23 km waterway.
|
Quebec
and Ottawa are working on a proposal to reopen the Soulanges Canal,
Federal Public Works Minister Michel Fortier has confirmed.
Fortier,
the Conservative candidate in Vaudreuil-Soulanges riding, said
last week Quebec Economic Development Minister Raymond Bachand
has been asked by Premier Jean Charest to study a proposal to
reopen the historic 23-kilometre waterway to pleasure boaters.
"Mr. Bachand has been asked by the premier to look into this,"
Fortier told the Hudson/St. Lazare Gazette
Thursday. "I saw Mr. Bachand last week and it is my understanding
that he will table with me and our government, a formal proposal."
Any decision to reopen the Soulanges Canal to pleasure boating
is Quebec's, Fortier stressed. "It's not our canal, it's
theirs," he said. "This thing was transferred to the
province more than 40 years ago."
That said, the Conservative government is ready to consider any
proposal to reopen the 110-year-old waterway once Quebec gives
its blessing, Fortier said. "Right now it belongs to them
but if they have views on governance, views on finance we'll consider
them.
"I'm still looking for a proposal from the government of
Quebec on this, a specific proposal," he added. "They
need to tell us how they want to do this in a formal way and then
we'll consider it."
Fortier acknowledged the fact that the project would represent
a huge economic advantage for the region. The 15-year-old proposal,
spearheaded by the Régie du Canal, has the support of two
levels of regional government and tourism and business associations.
Plans call for the waterway to be turned into a pleasure boating
mecca on the St. Lawrence, with the creation of docks, basins,
boardwalks, refurbished locks and a virtual marine paradise to
draw in pleasure boaters from the Eastern Seaboard and every population
centre that can be reached via North American waterways.
Speaking on last week's federal budget, Fortier said his government's
proposal to make the $2 billion gas tax payout to municipalities
permanent will have enormous long-term consequences for Vaudreuil-Soulanges
riding.
"It allows towns like Hudson to plan years ahead," Fortier
explained. "They could perhaps even borrow based on the income
flow coming. It opens up a lot of options to them that weren't
there previously and this money will be there at the same time
every year.
"Ask the mayors, this is significant. It means constructing
roads, maintaining and building all sorts of other infrastructure
like water and sewage treatment plants and that sort of [project].
Fortier credited the last two Harper Conservative budgets for
enabling the two Vaudreuil-Soulanges detachments to hire eight
new Sûreté du Québec police officers and said
the $400 million Police Recruiting Trust Fund will provide for
the means to hire up to 2,500 more police officers across Canada.
"There's going to be money flowing into Quebec because of
this money, it's allocated pro-rata and it's a significant amount
of money for Quebec and I'm hoping that it will help add even
more bodies in Vaudreuil, " Fortier added.
Première Édition - Édition du 23 février
2008
Les
finances du canal de Soulanges
Fin du processus de planification de réouverture
Marie-Jacinthe
Roberge
Combien
d’argent ont coûté la Régie intermunicipale
du canal de Soulanges et les études, combien coûteraient
les travaux de réouverture et combien d’argent le
privé pourrait investir? Un vaste projet récréotouristique
tout en chiffres…
Après
des années de démarches entreprises par le milieu,
par la Régie et de nombreuses études, les gens sont
curieux de savoir combien a coûté le projet de réouverture
du canal de Soulanges jusqu’à maintenant et quelles
retombées il pourrait générer dans la région.
Albert Daoust, directeur général de la Régie,
et Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac et président
de la Régie, résument la situation.
Coûts
de la Régie, des études
Albert
Daoust relate que la totalité des coûts de fonctionnement
de la Régie et des études s’élève
à 8 M$ depuis le début. « La Régie
est financée à 70 % par le gouvernement »,
explique-t-il. Le reste des frais relatifs à la Régie
est assumé par le milieu, principalement les municipalités
concernées par le canal, à savoir Pointe-des-Cascades,
Les Cèdres, Coteau-du-Lac et Les Cèdres. Les 8 M$
investis auraient servi à financer les activités
de la Régie, qui au plus fort du projet embauchait plusieurs
personnes. Ils auraient également servi à couvrir
les frais liés aux activités de démarchage
international et à financer toutes les études techniques,
environnementales et socioéconomiques. Le poste budgétaire
à l’évidence le plus coûteux. Albert
Daoust affirme qu’en moyenne la Régie coûte
3500 $ par semaine. Même en considérant entre 10
et 12 ans d’existence pour la Régie, on constate
rapidement que les études ont gobé une grande quantité
de fonds.
Coûts
de réouverture
Selon
Robert Sauvé, les coûts de la réouverture
du canal de Soulanges sont actuellement estimés à
160 M$. « Ce montant couvre les coûts de la réouverture
de la voie navigable, de ses infrastructures seulement. Ils ne
comprennent pas l’aménagement de Port Soulanges »,
spécifie-t-il. Le montant peut sembler énorme pour
de nombreuses personnes, mais Albert Daoust tient à remettre
les choses en perspective. « Intrawest a investi plus de
2 G$ à Mont-Tremblant et les gens trouvent ça normal,
alors pourquoi s’affoler du 160 M$ du canal de Soulanges?
» questionne-t-il. Par ailleurs, il souligne que la réalisation
du projet peut être étalée sur quelques années.
« Si on fait trois phases de trois ans chacune et qu’on
divise le 160 M$ pour les deux paliers de gouvernement, ça
fait bien peu d’investissement par année pour chacun
d’eux », argumente-t-il, fier de penser que cet investissement
pourrait apporter beaucoup de retombées dans la région.
Levier
pour le privé
Robert Sauvé et Albert Daoust affirment que des
études démontrent que la réouverture du canal
serait un puissant investissement pour les gouvernements. «
Elles démontrent que le privé investirait entre
500 et 600 M$ aux abords du canal si on le rouvrait », explique
Albert Daoust, qui compare ces chiffres à ceux du canal
de Lachine. Depuis sa réouverture en 2002, au coût
de 100 M$, le canal de Lachine a vu depuis entre 300 et 350 M$
du privé investis sur ses rives. « Le tourisme génère
des retours sur les investissements pour le gouvernement et crée
de la richesse », rajoute Robert Sauvé.
À
quand les investissements?
Convaincus
de l’intérêt des élus à financer
le projet, Albert Daoust et Robert Sauvé attendent présentement
une réponse provenant des plus hautes instances politiques
de la province. « La décision est maintenant rendue
au Conseil des ministres », relate Albert Daoust. Si le
gouvernement devait dire oui au projet sous peu, la Régie
intermunicipale du canal de Soulanges procèderait dès
lors aux appels de propositions publics qui permettraient de dénicher
les meilleurs promoteurs potentiels pour le dossier. Les élus
réservent-ils une réponse positive pour bientôt?
Tout le monde est en attente.
Le SOLEIL - Édition du 23 février 2008
Canal Soulanges
«Le ministre Fortier devrait être
capable de prendre une décision»
-
La députée Lucie Charlebois
Mario Pitre

La députée de Soulanges,
Lucie Charlebois, a interpellé à son tour
le ministre Michael Fortier au sujet de la réouverture
du canal Soulanges. (Photo Le Soleil - Archives)
|
Réagissant
avec passion aux propos émis la semaine dernière
par le ministre Michael Fortier au sujet du canal Soulanges, la
députée Lucie Charlebois dit ne pas comprendre pourquoi
celui-ci n'est pas en mesure de prendre une décision, à
la lumière de toutes les informations qu'il possède
déjà sur ce dossier.
Interpellé
une première fois par le préfet Normand Ménard
et l'Association des Gens d'Affaires de Soulanges, le ministre
fédéral des Travaux publics avait rétorqué
qu'il attendait une proposition ferme de son vis-à-vis
Raymond Bachand, responsable du dossier au sein du gouvernement
Charest, pour confirmer l'implication d'Ottawa.
Questionnée
à son tour mercredi dernier sur les propos de M. Fortier,
la députée de Soulanges, Lucie Charlebois, a rappelé
les multiples rencontres tenues depuis deux ans, lors desquelles
celui-ci avait été informé sur le dossier
de la réouverture du canal à la navigation de plaisance.
"M.
Fortier ne peut pas prétendre qu'il n'a pas avoir toutes
les informations voulues pour prendre une décision, tant
sur les coûts de réfection que sur les retombées
de quelque 550 millions $ provenant du secteur privé, que
ce soit en développement immobilier ou touristique.
"Moi-même
comme députée, je lui ai suggéré une
formule de partage 50-50 entre les deux paliers de gouvernement.
Si Marc Laviolette (ancien candidat péquiste en 2007) a
pu se positionner sur le dossier, je ne vois pas pourquoi le ministre
Fortier n'est pas capable de le ficeler. On en a connu des ministres
dans le comté qui étaient capables de conclure un
dossier."
Quant
aux propos du ministre voulant qu'il attende une proposition de
son vis-à-vis du Québec, Mme Charlebois a fait valoir
que le dossier a été maintes fois abordé
"lors de discussions de corridors" tenues entre les
élus concernés.
"Il
me semble que c'est pas compliqué, je veux qu'il (M. Fortier)
le fasse, pour le milieu où il souhaite se faire élire.
Il faut être visionnaire et tenir compte des investissements
majeurs que ce projet amènera dans la région. Une
chose est sûre, c'est que je ne lâcherai pas prise
dans le dossier de la réouverture du canal Soulanges, car
je sais qu'il est d'une extrême importance pour les gens
d'ici", a-t-elle conclu.
Gazette - Wednesday, February 27, 2008
Canal reopening chorus grows in strength
by
Jim Duff

Opened in 1897, the Soulanges Canal
would be a major tourist attraction.
|
PINCOURT
- Tourisme Suroît's president has joined the Vaudreuil-Soulanges
and Beauharnois business communities in demanding that the Charest
government take an immediate decision to move forward with the
$160 million reopening of the Soulanges Canal.
In an open letter to Premier Jean Charest, Pincourt mayor and
Tourisme Suroît president Michel Kandyba says the provincial
government should treat the 23-kilometre canal and its banks as
part of Tourism Québec's 'le Québec du Saint-Laurent'
campaign. "It has become obvious that one of our greatest
tourism potentials rests in the development of our canals, most
notably the Soulanges, linking lakes St. Francis and St. Louis',"
Kandyba writes.
The canal would be a cornerstone of the waterway network around
the region, Kandyba's letter points out. The potential is there
for an international-calibre tourist destination, it adds.
"Today the Régie intermunicipale du Canal de Soulanges
has done its homework by supervising a number of feasibility studies
on the viability of this project," the letter continues.
"The last studies, commissioned by the provincial government,
are nearing completion. The federal and provincial governments
now have in hand all the data they need to proceed with the reconstruction
of this exceptional resource."
Kandyba cautions against thinking of the project as a pipe dream.
"We can't just leave it lying dormant....over and above its
undeniable historic value, its revitalization is considered by
the government of Quebec as a priority in terms of social-economic
development.
"The longer we wait, the more it will cost and the more private-sector
opportunities will be lost," Kandyba concluded.
...
Albert Daoust, Jr., director-general of the Régie intermunicipale
du canal de Soulanges, took exception to a figure given in last
week's story on the proposed reopening of the Soulanges Canal.
The total cost of reopening the Lachine Canal in 2002 was $100
million, not $270 million reported, he said. Documents show the
City of Montreal contributed $61.5 million and the federal government,
$38.5 million.
The point here is that the federal government contributed to the
reopening of a canal built at the same time as the Soulanges Canal,"
Daoust noted.
Gazette
- Wednesday, February 20, 2008
Soulanges Canal backers wield political
lever
by
Nick Mayes and Jim Duff
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Gazette - Wednesday, February 20, 2008
Soulanges Canal: massive model conveys
the dream
by
Nick Mayes
Click
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Première Édition - Édition du 20 février
2008
Réouverture du canal de Soulanges
Les gens d’affaires interpellent
Québec et Ottawa pour aller de l’avant
Daniel
Grenier

Selon les dernières études,
les coûts de la réouverture du canal de Soulanges
sont maintenant évalués à 160 millions
$. (Photo d’archives : Pierre Langevin), explique
Albert Daoust. (Photo Daniel Cuillerier)

Les
représentants de l’AGAS, Charles Fordham, Stéphane
Hamel, président et Jean-François Blanchard,
affirment que 2008 s’avère une année
de vérité pour la réouverture du canal
de Soulanges. Ça passe ou ça casse…
(Photo : Le Journal)

Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand
Ménard, a lancé un message sans équivoque
au ministre Michael Fortier pour faire progresser le dossier
du canal.
|
Rare
sont les projets d’envergure qui font l’unanimité
au sein d’une région toute entière. La réouverture
du canal de Soulanges en est un. «Il est temps d’agir
et les deux paliers de gouvernement doivent embarquer dans le
projet», ont clamé les dirigeants de l’Association
des gens d’affaires de Soulanges (AGAS), réunis en
conférence de presse, mercredi dernier.
Pour
le président Stéphane Hamel, le vice-président
Jean-François Blanchard et Charles Fordham, l’année
2008 en est une de vérité pour ce projet tant attendu.
Certaines personnes osent même affirmer que ça passe
ou ça casse en 2008.
La
dernière décennie en a été une de
discussions et d’études de toutes sortes qui ont
coûté une véritable fortune aux contribuables.
Selon les gens d’affaires, il faut maintenant passer aux
choses sérieuses, c’est-à-dire à l’étape
de réalisation et au début des travaux.
Les
principaux intervenants dans ce dossier attendent donc un signal
du gouvernement du Québec pour aller de l’avant,
de même qu’un coup de pouce du gouvernement fédéral.
«La
Régie intermunicipale du canal de Soulanges a livré
la marchandise. La réouverture du canal, ce n’est
pas juste pour la région mais c’est pour le Québec
au complet. La région de Soulanges s’est prise en
main. Il s’agit de l’un des plus importants projets
de développement en rives. Le gouvernement doit prendre
les moyens qui s’imposent pour concrétiser 20 ans
de travail achevé», a déclaré Stéphane
Hamel.
Projet
de 160 millions $
Le
président de la Régie intermunicipale du canal de
Soulanges, Albert Daoust, a mentionné que toutes les études
requises sont maintenant complétées depuis décembre
2007.
La
dernière en lice avait été annoncée
par le premier ministre Jean Charest à Coteau-du-Lac, en
août 2005. Le gouvernement du Québec avait alors
alloué une somme de 2,4 millions $ pour évaluer
les structures du canal en vue de déterminer les coûts
du projet de réouverture. Jean Charest avait qualifié
cette étape finale «d’avant projet-définitif».
Or,
deux ans et demi plus tard, les coûts ont été
réévalués à 160 millions $. Cette
évaluation ne comprend pas les installations de Port Soulanges
dont les investissements proviendront du secteur privé.
Selon
M. Daoust, la plus récente évaluation comprend la
réouverture du plan d’eau long de 23,5 kilomètres
en trois phases, de même que toutes les infrastructures
qui s’y rattachent.
Pour
Jean-François Blanchard, il est indéniable que ce
projet s’avérera un puissant levier économique
au niveau régional. «C’est tout le développement
en rives qui est concerné, c’est pour ça qu’on
se manifeste», a-t-il exprimé.
C’est
dans cette optique que le conseil d’administration de l’AGAS
a adopté une résolution, le 5 février, «demandant
fermement au gouvernement du Québec de procéder,
sans délai, aux actions concrètes qui mèneront
à la réouverture complète du canal de Soulanges.
L’organisme
soutient notamment que toutes les études de faisabilité
techniques et économiques ont été concluantes,
sans compter que le projet suscite présentement un intérêt
marqué auprès de plusieurs groupes d’investisseurs
majeurs potentiels étrangers et québécois.
L’AGAS
joue également la corde sensible en rappelant que la mise
en valeur du canal de Soulanges fait partie des projets prioritaires
du gouvernement du Québec et que le concept s’inscrit
dans la nouvelle politique du ministère québécois
du Tourisme en matière de développement de l’offre,
en ajoutant le fleuve Saint-Laurent comme destination touristique
à développer.
Le
fruit est mûr…
Le
président de la Régie intermunicipale du canal de
Soulanges, Robert Sauvé, a pour sa part déclaré
que le gouvernement provincial doit donner son aval le plus rapidement
possible afin de bénéficier des dernières
études réalisées.
«Les
promoteurs demandent la certitude que les gouvernements vont aller
de l’avant. C’est un projet suprarégional.
L’Ontario est impliquée puisque la Ville de Cornwall
veut également rouvrir son canal. Au Mont-Tremblant, ça
pris 10 ans avant qu’il y ait une première pelletée
de terre. Nous n’avons jamais été si près
du but. Le fruit est mûr, il faut le cueillir», estime
M. Sauvé qui est aussi maire de Coteau-du-Lac.
Il
ajoute que plusieurs plans sont sur la table du ministère
des Transports du Québec, qui est propriétaire du
canal. «On parle constamment avec le MTQ», de révéler
M. Sauvé.
Depuis
1998, un montant d’environ 8 millions $ a été
investi pour des études de toutes sortes, dont 6,5 millions
$ proviennent de Québec tandis que 1,5 million $ a été
injecté par Ottawa et les municipalités.
Allo
Ottawa!
Au
fil des années, les représentants du gouvernement
fédéral ont été peu bavards dans le
dossier de la réouverture du canal de Soulanges.
Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
a d’ailleurs passé un message au ministre des Travaux
publics et candidat conservateur dans le comté, Michael
Fortier.
«La
réouverture du canal de Soulanges est reconnue comme un
projet structurant au niveau du milieu et au niveau de la Communauté
métropolitaine de Montréal. Le projet a été
reconnu par le monde des affaires de Vaudreuil-Soulanges et la
MRC a donné son aval à sa réalisation.
«Il
faut maintenant forcer les cordes du fédéral. Je
ne suis pas si sûr que Michael Fortier bouge tant que ça
pour faire avancer le dossier. Il marche sur les talons. Il va
falloir qu’il bouge davantage s’il veut se faire élire
aux prochaines élections. Nous avons déjà
eu des ministres dans le comté qui ont été
incapables de ficeler des ententes. M. Fortier doit être
proactif et son gouvernement doit être à l’écoute
du consensus développé à l’entour de
ce projet», de conclure Normand Ménard.
Première Édition - Édition du 16 février
2008
Le long parcours du canal de Soulanges
Un projet de grande envergure
Marie-Jacinthe
Roberge

Le canal de Soulanges se détériore
d’année en année et le gouvernement
se doit de l’entretenir pour des raisons de sécurité.
« La réouverture du canal de Soulanges permettrait
de rentabiliser les investissements requis », explique
Albert Daoust. (Photo Daniel Cuillerier)
|
Vaudreuil-Soulanges
– Depuis sa fermeture en 1959, on parle de rouvrir le canal
de Soulanges à la navigation de plaisance. Aujourd’hui,
l’avenir du projet est entre les mains du Conseil des ministres.
Un bref retour en arrière rappelle l’envergure et
la complexité du projet.
C’est
en 1993 que l’Association des gens d’affaires de Soulanges
(AGAS) a donné le véritable coup d’envoi au
projet. Elle dépose alors un mémoire proposant le
développement du comté de Soulanges par la remise
à niveau du canal. Voilà une stratégie de
développement régional qui trouve écho dans
la communauté.
Mobilisation
régionale.
Un
comité d’analyse du dossier est alors créé,
sous la gouverne de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Une première
étude de préfaisabilité est effectuée.
Devant les conclusions naît l’ancêtre de l’actuelle
Régie intermunicipale du canal de Soulanges, la Société
de développement du canal de Soulanges. Plusieurs instances
régionales y figurent : la MRC, les municipalités
de Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac et Les
Coteaux, en plus de l’AGAS. Tous rêvent du jour où
le canal accueillera de nouveau des bateaux.
Dossier
lourd
Or,
après avoir procédé à une étude
de faisabilité technique et économique, par la suite
complétée par plusieurs autres études, les
intervenants impliqués dans la Société de
développement du canal de Soulanges réalisent l’ampleur
du dossier et décident de créer la Régie
pour poursuivre les démarches. « Le dossier ne pouvait
plus être géré par un organisme sans but lucratif
», explique Albert Daoust, directeur général
de la Régie. Celle-ci voit donc le jour en 1999 et bénéficie
dorénavant de fonds provenant à 70 % du gouvernement.
Question
d’argent
Avec
ses ressources financières bonifiées, la Régie
peut partir à la recherche de promoteurs privés
potentiellement intéressés à investir aux
abords du canal. « Les résultats ont été
décevants », raconte Albert Daoust. Pour quelle raison?
« Parce que les promoteurs étaient intéressés
seulement si le gouvernement démontrait son intention claire
de procéder à la réouverture du canal »,
relate le directeur de la Régie. Au privé comme
au public, convaincre les gens n’était pas chose
simple.
Complexité
inouïe
C’est
que le projet de réouverture du canal de Soulanges est
particulièrement complexe. Le simple nombre d’instances
politiques impliquées donne le vertige. Sous la responsabilité
du ministère des Transports, le canal traverse quatre municipalités,
et sa réouverture demande des négociations avec
plus d’une douzaine de ministères provinciaux et
fédéraux. Tous demandent des études exhaustives.
Ces
études sont d’autant plus élaborées
que la réouverture du canal de Soulanges serait, d’un
point de vue technique, une entreprise colossale. Le canal parcourt
23 km (comprend donc 46 km de rives), comporte cinq écluses
et cinq ouvrages de régulation des eaux, est traversé
par sept ponts routiers et un pont ferroviaire (devant tous être
transformés en ponts mobiles), demande la modification
de services publics – lignes électriques, téléphoniques
et câbles – et la reconfiguration de chenaux, d’accès
routiers et de ponts piétonniers. Loin d’être
une mince affaire.
Difficiles
comparaisons
Voilà
pourquoi les délais ont été longs, selon
Albert Daoust. « Par exemple, la réouverture de l’ancien
canal de Beauharnois, à Salaberry-de-Valleyfield, a pris
cinq ans d’études, et le dossier est moins élaboré
que celui de Soulanges », explique-t-il. Il précise
que l’ancien canal de Beauharnois est long de 300 mètres,
qu’il comprend seulement deux ponts piétonniers et
100 mètres de promenade, en plus d’être sous
la responsabilité que d’une seule municipalité.
Selon lui, la réouverture plus rapide de l’ancien
canal de Beauharnois n’enlève rien au canal de Soulanges.
« Celui de Salaberry-de-Valleyfield s’élève
à environ 4,5 M$ et n’a pas nécessité
d’études socio-économiques, alors que les
coûts estimés de Soulanges s’élèvent
à 160 M$ et que nous avons dû prouver la rentabilité
du projet », argumente-t-il.
Beaux
exemples
Par
ailleurs, Albert Daoust atteste que l’ancien canal de Beauharnois,
comme celui de Lachine, fournit l’exemple indéniable
que le développement en rive est un gage de succès.
« La rue Victoria à Salaberry-de-Valleyfield ne sera
plus jamais la même. L’apport du spectacle nautique
présent dans le centre-ville a créé une dynamique
extraordinaire. Le développement du canal de Soulanges
est lui aussi axé sur le potentiel du développement
en rive, s’enthousiasme-t-il. En plus, il s’agit d’un
outil génial pour la conservation de notre patrimoine de
la navigation », ajoute-t-il.
Projet
par phases?
Si
le projet est accepté au Conseil des ministres, la Régie
est prête à aller de l’avant. Elle est aussi
ouverte à une réouverture par phases, si les gouvernements
ne veulent pas tout faire d’un seul coup. « Dans ce
cas, on débuterait par le côté ouest (par
Les Coteaux), on ferait ensuite le côté Est (par
Pointe-des-Cascades), pour terminer par la portion du milieu,
explique Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac et président
de la Régie. Par contre, rappelle-t-il, nous savons que
l’ouverture complète du canal est nécessaire
pour susciter des investissements du privé. » Seul
l’avenir saura dire si le projet sera accepté au
gouvernement et comment il sera orchestré.
Première Édition - Édition du 16 février
2008
Le canal de Soulanges compte sur Charest
Le feu vert pourra être donné
d’ici peu
Mélanie
Meloche-Holubowski

Charles Fordham, Stéphane Hamel
et Jean-François Blanchard, de l’Association
des gens d’affaires de Soulanges, ont demandé
à tous d’écrire à Jean Charest
pour qu’une décision soit prise rapidement
dans le dossier du canal de Soulanges. (Daniel Cuillerier)

Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand
Ménard, a insisté pour que le ministre Michael
M Fortier s’implique dans le projet. (Daniel Cuillerier)
|
La
décision de rouvrir le canal de Soulanges est dans les
mains du premier ministre du Québec, Jean Charest, et la
région réclame que le projet puisse débuter
dès cette année.
«
Il est temps d’agir », dit Stéphane Hamel,
le président de l’Association des gens d’affaires
de Soulanges (AGAS). « Nous demandons au gouvernement du
Québec de concrétiser 20 ans de travail acharné.
» Au nom de l’AGAS, il invite les gens, , à
se mobiliser et à écrire aux députés
pour qu’une décision soit prise le plus vite possible.
Les
dernières études ont été complétées
en décembre 2007, et la Régie intermunicipale du
canal de Soulanges n’attend que le feu vert du premier ministre
Jean Charest pour entreprendre les travaux.
Tous
ont peur que, si la décision est trop retardée,
le projet ne voie pas le jour avant de nombreuses années.
« Si on remet ça sur la tablette, dans deux ans il
faudra refaire toutes les études », dit Charles Fordham,
de l’AGAS.
«
Nous n’avons jamais été aussi près
du but », affirme Robert Sauvé, maire de Coteau-du-Lac.
Le moment ne peut pas être plus propice pour aller de l’avant.
»
De
plus, les coûts du projet pourraient augmenter si la décision
finale n’est pas prise bientôt. Le coût du projet
est maintenant de l’ordre de 160 M$. Cette somme n’inclut
pas les coûts pour le port de Soulanges, qui seront assumés
par des investisseurs privés. « Mais on doit comprendre
qu’il ne faut pas voir ces millions de dollars comme une
dépense majeure, mais comme un investissement pour la région
», dit M. Fordham. La région pourra devenir un endroit
touristique d’envergure et jouirad’importantes retombées
économiques.
Un
projet bien vivant
Robert
Sauvé dit qu’il comprend que la population se demande
si le projet naîtra réellement un jour. « C’est
sûr, nous travaillons depuis 16 ans. Mais il faut penser
qu’un projet comme celui de Tremblant a pris 10 ans d’études.
Nous ne sommes pas l’exception à la règle.
»
M.
Fordham ajoute que des études exhaustives étaient
nécessaires pour bien planifier les travaux et les coûts.
« M. Charest voulait s’assurer du coup. Lorsqu’on
parle d’argent public, on peut comprendre que ces études
ne soient pas un luxe. »
Albert
D’Aoust, le directeur général de la Régie,
ajoute que les études environnementales, sociales, économiques
et d’impact ont toutes été faites.
Pressions
politiques
Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
interpelle le gouvernement fédéral, plus particulièrement
le ministre des Travaux publics, Michael M Fortier, de faire des
pressions politiques auprès du gouvernement provincial
pour finaliser le dossier. « Nous avons entendu M. Fortier
dire à Saint-Lazare qu’il aiderait dans le dossier.
Mais ce ne furent que des promesses non tenues. Il ne faut pas
qu’il soit passif s’il veut se faire élire
dans la région. »
Michael
M Fortier affirme qu’il a rencontré la Régie
il y a un an pour comprendre le projet, mais qu’il doit
attendre la décision du gouvernement provincial avant de
s’impliquer.
M.
Ménard souligne que la députée de Soulanges,
Lucie Charlebois, avait énormément aidé à
faire avancer le dossier.
M.
Sauvé ajoute que les deux paliers de gouvernement doivent
travailler en concertation pour prendre une décision rapide
et voir la construction débuter en 2008. « Si nous
pouvions, nous aimerions avoir la réponse demain matin
», dit Jean-François Blanchard, de l’AGAS.
« Nous sommes prêts. »
Le Soleil de Valleyfield - Édition du 16 février
2008
Canal
Soulanges
«C'est le temps d'agir» avertissent
les gens d'affaires
Mario
Pitre

Le projet de réfection et de
réouverture du canal Soulanges est maintenant évalué
à 160 millions $. Il était estimé à
35 millions $ il y a dix ans. (Photo Le Soleil - Archives)

Le
préfet de la MRC Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
a sérieusement interpellé le ministre Michael
Fortier dans le dossier du canal Soulanges. (Photo www.touchedubois.com)
|
Le
projet de réouverture du canal Soulanges est maintenant
parvenu à maturité, estiment les porte-parole de
l'Association des gens d'affaires de Soulanges (AGAS). Ceux-ci
pressent maintenant Québec et Ottawa de délier les
cordons de leurs bourses dès cette année afin de
donner un signal clair aux investisseurs.
Charles
Fordham, Stéphane Hamel et Jean-François Blanchard
se sont adressés aux médias mercredi dernier en
conférence de presse pour faire savoir que toutes les études
exigées par Québec dans ce dossier étaient
maintenant à jour. Les coûts ont également
été réévalués à quelque
160 millions $.
Solidaires
comme jamais dans ce dossier capital pour la région, les
gens d'affaires de Soulanges ont répété à
maintes reprises que "le fruit est mûr, il faut maintenant
le cueillir."
Ceux-ci
ont en main les résultats d'une étude complétée
en décembre dernier, et pour laquelle le Premier ministre
Jean Charest avait annoncé une contribution de 2,4 millions
en août 2005.
Selon
le directeur de la Régie intermunicipale du canal Soulanges,
Albert Jr Daoust, cette étude comporte toutes les mises
à jour concernant les différentes interventions
qui seront requises pour permettre la réouverture du canal.
Ces données ne touchent pas uniquement la réfection
et le fonctionnement du canal, mais également les aménagements
connexes, notamment ceux touchant les infrastructures routières.
Dans
une résolution adoptée le 5 février dernier,
l'AGAS "demande fermement au gouvernement du Québec
de procéder, sans délai, aux actions concrètes
qui mèneront à la réouverture complète
du canal de Soulanges.
L'organisme
fait valoir que le projet a déjà été
identifié comme une priorité par le gouvernement
du Québec, qu'il fait l'objet d'un large consensus au sein
des milieux d'affaires et politiques du milieu et de toute la
région et qu'il suscite un intérêt marqué
chez plusieurs groupes d'investisseurs du secteur privé.
De
plus, cette réouverture s'inscrit pleinement dans un vaste
plan de développement en rives touchant non seulement la
région, mais tout le bassin hydrographique du nord-est
du continent.
"Le
timing ne peut pas être meilleur qu'aujourd'hui pour aller
de l'avant dans ce projet, si on ne veut pas avoir à reprendre
ces mêmes études dans deux ou trois ans", a
rajouté le président de la Régie, Robert
Sauvé, également maire de Coteau-du-Lac.
Considéré
comme un des pionniers du projet, Charles Fordham a aussi rappelé
que "ce 160 millions $ ne représente pas une dépense,
mais un investissement judicieux qui va revenir en taxes dans
les coffres des gouvernements."
Michael
Fortier interpellé
Si
Québec a déjà démontré son
intérêt dans ce projet , les gens d'affaires se disent
inquiets du silence du gouvernement fédéral dans
ce dossier, et n'hésitent pas à l'interpeller publiquement,
a fait savoir le président de l'AGAS, Stéphane Hamel.
Le
préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Normand Ménard,
n'a d'ailleurs pas mâché ses mots à l'endroit
du ministre des Travaux publics, Michael Fortier, dont l'attachée
politique, Marie Kirouac, se trouvait sur place.
"Si
M. Fortier veut se faire élire dans le comté, il
devra bouger davantage qu'il ne le fait présentement. On
a déjà eu des ministres dans le comté qui
ont été capables de ficeler des ententes, et M.
Fortier se doit d'être pro-actif. Son gouvernement doit
être à l'écoute du consensus qui s'est établi
dans la région", a-t-il lancé avec une ferveur
qu'on ne lui connaissait pas.
M.
Fortier est attendu à Coteau-du-Lac prochainement, a indiqué
le maire Robert Sauvé, qui a dit souhaiter que le ministre
puisse s'asseoir avec son homologue québécois André
Bachand pour en arriver à une entente de partenariat.
Depuis
sa fondation en 1992, l'Association des gens d'affaires de Soulanges
s'est dévouée corps et âme à la réouverture
du canal long de 23 kilomètres. Maintenant que tous les
éléments sont réunis, ses dirigeants estiment
qu'il revient aux gouvernements de prendre les décisions
qui s'imposent.
Gestes
d'appui
L'AGAS
entend mettre de l'avant diverses mesures dans les prochaines
semaines afin d'intensifier les pressions auprès des élus,
en impliquant la population, organismes et les milieux d'affaires.
Le Soleil de Valleyfield - Édition du 25 février
2006
Le
canal Soulanges, un élément-clé du développement
riverain au Québec
Le tourisme nautique était au centre
d'un important forum mardi dernier à Valleyfield
Mario
Pitre

La ministre du Tourisme, Françoise
Gauthier, a été accueillie mardi dernier au
Forum sur le développement en rives par le président
de la Régie du canal Soulanges, Robert Sauvé,
la députée Lucie Charlebois, et le maire de
Valleyfield, Denis Lapointe. (Photo Le Soleil - M.P.)
|
Plus
de 200 représentants d'organismes reliés au tourisme
nautique se sont réunis à l'hôtel Plaza Valleyfield
mardi dernier à l'occasion d'un important forum où
une quinzaine de projets de développements riverains ont
été présentés, laissant miroiter des
investissements de centaines de millions $ pour le Québec.
Le
Forum sur le développement en rives était organisé
par la Régie intermunicipale du canal Soulanges, dont le
projet de réouverture à la navigation représente
un élément-clé du développement du
tourisme nautique au Québec.
Prenant
la parole au cours de la journée, le président de
la Régie, Robert Sauvé, s'est dit fier d'accueillir
pour l'occasion "la sommité des conférenciers
dans le domaine du tourisme nautique."
Durant
toute la journée, les participants ont assisté à
la présentation d'importants projets de développements
riverains, notamment ceux touchant le vieux canal de Beauharnois,
le canal Soulanges, mais aussi le canal Galop de Cornwall, le
Réseau bleu de Montréal, le développement
Lakes to Locks Passage, de l'état de New-York, la Société
du Havre, le port de plaisance de Lachine, le Vieux-Port de Montréal,
le Yacht Club de Montréal, et le projet portuaire de Sorel-Tracy.
Plusieurs
des conférenciers appelés à la tribune ont
fait ressortir la nécessité d'agir solidairement
pour favoriser le développement du tourisme nautique.
Dans
les priorités de la ministre
Invitée d'honneur à ce forum, la ministre du Tourisme,
Françoise Gauthier, a rappelé que plusieurs études
réalisées au cours des dernières années
ont démontré le potentiel du développement
riverain en gestation au Québec. Elle aussi mentionné
que le tourisme nautique apparaissait parmi les 14 priorités
économiques identifiées par le gouvernement Charest.
La
ministre a aussi annoncé que le tourisme nautique aura
bientôt son représentant au Conseil des partenaires
de l'industrie touristique, dont la mission est de conseiller
celle-ci afin de favoriser des formules d'investissement en partenariat
public-privé.
Accompagnée
de la député de Soulanges, Lucie Charlebois, la
ministre Gauthier a également eu l'opportunité de
visiter différents sites de la région qui témoignent
du potentiel de développement en rives.
Et Valleyfield là-dedans ?
Le maire Denis Lapointe a eu l'occasion de prendre la parole à
deux reprises lors de cette journée, notamment pour présenter
le projet de réouverture du vieux canal, au centre-ville
de Valleyfield.
Interrogé
par Le Soleil, celui-ci s'est montré confiant que l'année
2006 marque le début d'un vaste réseau de différentes
destinations nautiques au Québec et en Ontario, où
les plaisanciers de partout pourraient transiter durant la belle
saison.
"Avec
son caractère nautique et sa situation géographique
enviable, Salaberry-de-Valleyfield doit absolument s'inscrire
dans cette offre touristique", a-t-il fait valoir. Le maire
a aussi profité de la présence de la ministre pour
l'inviter personnellement à visiter les nouvelles installations
du vieux canal lorsque celui-ci sera réouvert, d'ici quelques
mois.
Le Journal St-François - Édition du 31 août
2005
Le
projet de réouverture du canal de Soulanges ressuscite
Jean Charest alloue 2,4 millions $ pour
évaluer les structures et les coûts
Daniel
Grenier
lors
que le gouvernement libéral provincial répète
sans cesse qu'il n'a pas d'argent pour les syndiqués du
secteur public, voilà que le premier ministre Jean Charest
a annoncé qu'il allouait une somme de 2,4 millions $ pour
évaluer les structures du canal de Soulanges en vue de
déterminer les coûts du projet de réouverture
tant souhaité depuis plus d'une décennie.
Le
premier ministre a fait cette annonce surprise, vendredi dernier,
au Centre communautaire Wilson de Coteau-du-Lac, en présence
du ministre de la Justice et député de Vaudreuil,
Yvon Marcoux ainsi que de la députée de Soulanges
et whip adjointe du gouvernement, Lucie Charlebois.
"C'est
une journée importante pour le développement de
la région. Le projet de réouverture du canal de
Soulanges franchit une nouvelle étape avec une aide financière
pour l'évaluation des ouvrages et la dimension technique",
d'exprimer M. Charest qui a qualifié cette annonce "d'avant-projet
définitif".
Le
montant consenti provient de quatre ministères : Transports,
Affaires municipales, Tourisme et Développement économique
régional. Une partie de l'enveloppe budgétaire (environ
400 000 $) sera versée directement à la Régie
intermunicipale du canal de Soulanges pour assurer son fonctionnement
durant les deux prochaines années.
Malgré
tout, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. La décision
finale de rouvrir le plan d'eau long de 23,5 kilomètres
n'est pas encore prise et aucun échéancier n'a été
avancé. Cependant, on peut affirmer sans l'ombre d'un doute
qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction. Les douze prochains
mois seront déterminants pour l'avenir du projet.
Comme
l'a si bien dit le directeur de la Régie intermunicipale
du canal de Soulanges, Albert Daoust, le gouvernement québécois
n'investirait pas 2,4 millions $ s'il ne croyait pas aux retombées
de ce projet récréotouristique d'envergure.
D'ailleurs,
depuis 1998, c'est environ 5 millions $ qui ont été
investis par les gouvernements provincial, fédéral
ainsi que par la MRC de Vaudreuil-Soulanges en études de
toutes sortes dont celles de préfaisabilité et de
faisabilité.
Inspections
sous-marines
Cette fois-ci, il s'agit essentiellement de procéder à
une analyse pointue des différents ouvrages existants (écluses,
ponts et autres) par le biais d'inspections sous-marines. En fait,
c'est la première fois que des études seront effectuées
dans l'eau afin de valider toutes les autres études réalisées
précédemment.
C'est
à partir de ces analyses que l'on connaîtra les véritables
coûts du projet ainsi que l'échéancier des
travaux.
Il
va sans dire que cette stratégie du gouvernement Charest
est diamétralement opposée à l'ancien gouvernement
péquiste. Les autorités en place s'inspirent plutôt
de ce qui a été fait pour la réouverture
du canal Lachine.
"L'investissement
du gouvernement dans le canal de Soulanges va amener des investissements
du secteur privé contrairement au Parti québécois
qui voulait que le privé investisse avant le gouvernement",
a fait remarquer Jean Charest.
Pour
sa part, la députée Lucie Charlebois était
fière de mentionner qu'une autre étape importante
sera franchie dans ce fameux dossier qu'elle connaît bien
pour l'avoir piloté alors qu'elle était à
la barre de l'Association des gens d'affaires de Soulanges.
"La
réouverture du canal de Soulanges, ce n'est pas juste pour
faire passer des bateaux. Ça va être la porte d'entrée
par excellence des voies maritimes du Québec. On y ajoutera
1200 places d'accueil pour les plaisanciers. Des projets résidentiels
et commerciaux vont s'y greffer et il y aura des centaines d'emplois
créés", estime-t-elle.
Questionnée
au sujet de cette autre sempiternelle étude et de l'absence
d'un échéancier précis, la députée
Charlebois n'a pas mis de temps à répondre.
"Cette
nouvelle étape permettra de valider les coûts. On
ne veut pas d'un autre métro de Laval ou d'un autre Gaspésia
dans notre comté. On veut rétrécir les possibilités
d'un écart des coûts projetés. Des scénarios
d'échéancier seront présentés à
la suite de cette étude", soutient Mme Charlebois.
Quoiqu'il
en soi, alors qu'un bon nombre de citoyens croyaient que la réouverture
du canal de Soulanges était sur le respirateur artificiel,
voilà que le gouvernement Charest redonne espoir au projet.
Verra-t-on des travaux concrets dans un proche avenir? C'est ce
que l'on souhaite puisque la patience a des limites...
Dans
un autre ordre d'idées, la patience des syndiqués
de la Fonction publique a également ses limites. Le passage
de Jean Charest à Coteau-du-Lac n'est pas passé
inaperçu alors que des manifestants de la CSQ, entre autres,
l'ont accueilli dans l'entrée du stationnement du parc
Wilson afin de démontrer leur mécontentement.
Le Soleil de Valleyfield - Édition du 27 août 2005
2,4
millions $ pour analyser les coûts et les impacts du projet
Le gouvernement Charest redonne vie au
projet de réouverture du canal Soulanges
Mario Pitre
De
passage dans la région hier (vendredi), le premier ministre
Jean Charest s'est arrêté à Coteau-du-Lac
pour y annoncer l'octroi d'une somme de 2,4 millions $ qui servira
à "déterminer les différents éléments
techniques du projet de réouverture du canal Soulanges,
de manière à en préciser les coûts
et les impacts environnementaux."
Bien qu'elle ne donne
pas encore le feu vert à la réouverture du canal,
cette annonce faite par le chef du gouvernement vient redonner
un nouveau souffle à ce projet récréotouristique,
qui avait été passablement mis dans l'ombre au cours
des dernières années, voire placé sur respirateur.
"En injectant
2,4 millions $, le gouvernement franchit une nouvelle étape
et réaffirme sa détermination à soutenir
la région dans le développement de son potentiel
économique et récréotouristique. À
la lumière des résultats, le gouvernement connaîtra
les coûts exacts du projet et pourra ainsi planifier adéquatement
les possibilités de réouverture du canal Soulanges",
a déclaré M. Charest.
À cet égard,
ces nouvelles études viendront en quelque sorte approfondir
et mettre à jour certaines données obtenues il y
a quelques années dans l'étude de faisabilité
du projet, dont les coûts pour la mise en fonction du canal
étaient alors estimés à 35 millions $. On
parlerait éventuellement de coûts se rapprochant
davantage des 50 millions $.
Rappelons que depuis
la fin des années 90, le gouvernement du Québec
aura injecté plus de 4 millions $ uniquement en études
dans la préparation de ce projet.
M. Charest a cependant
expliqué que, contrairement à l'ancien gouvernement
péquiste, son gouvernement souhaitait d'abord réouvrir
le canal afin d'y attirer des investisseurs, comme dans le cas
du canal Lachine, au lieu d'attendre que des investisseurs se
pointent pour réouvrir le canal.
Heureuse d'accueillir
son chef chez elle à Coteau-du-Lac, la députée
Lucie Charlebois a précisé qu'une partie des sommes
annoncées hier sera versée directement à
la Régie intermunicipale du canal Soulanges, et viendra
ainsi assurer son fonctionnement pour les deux prochaines années.
"La régie
pourra maintenir la coordination entre les municipalités
concernées et poursuivre son rôle-conseil auprès
du gouvernement et le lien avec les investisseurs potentiels.
Incidemment, le directeur
général de la Régie, Albert Jr Daoust, confirmait
récemment que des investisseurs continuaient toujours d'aller
chercher des informations sur le projet de réouverture,
bien que sa remise en état n'ait pas été
annoncée encore.
Fermé à
la navigation depuis 1959, après une activité qui
avait duré une soixantaine d'années, le canal Soulanges
pourrait éventuellement constituer un lien privilégié
pour la navigation de plaisance, reliant la région de Montréal
à celle des Grands Lacs.
Lors
de son passage de vendredi, le premier ministre avait d'abord
été invité à la station de radio de
Valleyfield. Il s'est rendu par la suite au Pavillon Wilson pour
faire cette annonce, où il a été accueilli
par des manifestants de la Fonction publique.